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 Jean Baptiste Juvénal Corbineau

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audomar62
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MessageSujet: Jean Baptiste Juvénal Corbineau   Mer 27 Avr - 16:53

Jean-Baptiste Juvénal Corbineau

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NaissanceDécèsOrigineArme
Jean-Baptiste Juvénal Corbineau


1er août 1776
Marchiennes
18 décembre 1848
Paris
France
cavalerie
Jean-Baptiste Juvénal Corbineau (né le 1er août 1776 à Marchiennes (Nord), mort le 18 décembre 1848 à Paris) est un général de cavalerie.

Sommaire

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Biographie[modifier]


Son père, inspecteur des haras, le destina à la carrière militaire ; à peine âgé de 16 ans, il répondit à l'appel de la patrie et fut bientôt nommé sous-lieutenant au régiment de Berry-Cavalerie[1],[2], en octobre 1792. Passé au 5e régiment de hussards en 1793, lieutenant-adjudant-major au 5e régiment de chasseurs à cheval en 1801, sous les ordres de son frère Claude Constant.
Il prit part à toutes les campagnes de la République et de l'Empire.
Son frère, Claude Corbineau, aide de camp de l'Empereur, fut emporté par un boulet à Eylau. Lors de la formation de la garde impériale, Jean-Baptiste fut nommé capitaine des chasseurs et, à Eylau-même, reçu le grade de chef d'escadron. Il fut appelé au commandement du 20e dragons avec lequel il passa en Espagne et se distingua en diverses occasions, notamment sous les murs de Burgos.
Il se distingua à la bataille d'Ocaña (1809), s'empara de Grenade, dont il fut nommé gouverneur (1810).
En 1809, il était à la bataille de Wagram et y fut blessé. Il commanda la 6e brigade de cavalerie à la campagne de Russie, se trouva un moment coupé du reste de l'armée et ne dut son salut qu'à l'habileté de ses manœuvres, ou, selon quelques-uns, aux secours qu'il reçut du général bavarois de Carl Philipp von Wrede. C'est dans cette circonstance que le général Corbineau découvrit un point guéable de la Bérésina, qu'il dut indiquer plus tard à Napoléon Ier. Il sauva la Grande Armée au passage de la Bérésina (1812) en découvrant ce gué.
L'Empereur l'en récompensa en l'attachant à sa personne, en qualité d'aide de camp ; toutefois il conserva le commandement de sa brigade de cavalerie légère qui fit des prodiges à Kulm, le 30 août 1813. Sa conduite, en cette circonstance, lui valut le grade de général de division. Il remplaça dans son commandement Dominique-Joseph René Vandamme fait prisonnier à Culm, et assura la retraite de l'armée en enfonçant le corps du général Kleist (1813).
Pendant la campagne de 1814, il fut avec le général Gourgaud l'un des aides de camp qui sauvèrent la vie à l'Empereur surpris, le 29 janvier, par une nuée de Cosaques, entre Brienne et Mézières[3]. Le 30 mars, il reprit Reims occupé par l'armée russe, avec deux divisions de cavalerie seulement et huit pièces de canon ; nommé gouverneur de la place, il la défendit le 8 et le 9 contre les attaques réitérées du général russe de Saint-Priest. Il n'avait avec lui que 200 hommes de garnison et la garde nationale qui combattit avec beaucoup de courage ; cette glorieuse défense sauva momentanément l'armée et valut à Corbineau la croix de grand officier de la Légion d'honneur le 23 mars 1814. Il réussit, en défendant cette ville ouverte, à retarder la marche de l'ennemi.
Marchiennes plaque commémorative aux trois frères Corbineau



Louis XVIII nomma Corbineau chevalier de Saint-Louis le 19 juillet 1814. Pendant les Cent-Jours, il reprit son service d'aide de camp de Napoléon et en reçut une mission spéciale à Lyon, dont il s'acquitta avec le plus grand zèle, mais en militaire plus qu'en diplomate.
Le général Corbineau était à la bataille de Waterloo aux côtés de l'Empereur au moment où ce dernier fut contraint de se jeter, ainsi que Ney et Soult et plusieurs généraux, dans le carré qu'il commandait.
Stèles funéraires du général et de son épouse à Champagne-sur-Oise



M. Corbineau fut mal vu par les Bourbons jusqu'en 1830 et mis à la retraite à cette époque, avec défense de porter l'uniforme. La révolution de 1830 le releva de cet interdit ; il fut chargé de la 16e division militaire (Lille), et plus tard créé pair de France (3 mai 1838).
C'est lui qui, le 6 août 1840, fit arrêter à Boulogne le prince Louis-Napoléon Bonaparte.
Mort à Paris en 1848, il avait à l'armée deux frères, Claude, mort à Eylau, et Hercule, distingués comme lui par leur bravoure, ce qui les avait fait surnommer les Trois Horaces. Napoléon Ier donna pour armes à la famille Trois bras. Fernand de Wissocq, arrière-neveu du général Corbineau, a publié leur vie : Trois soldats, Constant, Juvénal et Hercule Corbineau (Paris, imprimerie des Orphelins-Apprentis d'Auteuil, 1904, in-8°, 62 p.).
Son nom est gravé sur la 32e colonne de l'Arc de Triomphe, côté Ouest.
Armoiries[modifier]


FigureBlasonnement






Armes du baron Corbineau et de l'Empire (décret du 19 mars 1808, lettres patentes du 10 septembre 1808 (Palais de Saint-Cloud)).
Coupé; le premier parti d'azur au lion rampant d'argent armé d'une épée de même, et de gueules au signe des barons militaires, le deuxième d'or au trois bras de carnation étendus en forme de prestation de serment.[4],[5],[6]
Le Serment des Horaces, Jacques-Louis David.



Armes parlantes (Les armoiries de Juvénal Corbineau font référence au surnom que lui et ses frères avait reçu de Napoléon Ierles Trois Horaces ») ainsi qu'au tableau de Jacques-Louis David, Le Serment des Horaces.).

Livrées : bleu, blanc, rouge, noir.[4]
Source[modifier]



Liens externes[modifier]



  • Le 20e Régiment de Dragons : Le régiment de cavalerie qu'a commandé Jean-Baptiste Juvénal Corbineau
  • Service Historique de l’Armée de Terre – Fort de Vincennes – Dossier S.H.A.T. Côte : 7 Yd 577.


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