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 La Cathedrale

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audomar62
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Age : 69

MessageSujet: La Cathedrale   Mer 2 Mar - 10:34





La Cathédrale de Saint-Omer







la cathédrale de Saint-Omer présente un plan en forme de croix latine. Comme celle de Chartres, elle est désaxée le 47° par rapport à l’Orient ; le carrée formé par les quatre colonnes du chœur se confond avec les quatre points cardinaux. Le chœur et les chapelles rayonnantes sont inclinées de 4° par rapport à l’axe de la nef.
Cette vue des toits de la cathédrale depuis le sommet de la tour permet de constater que l’axe du toit du chœur n’est pas dans le prolongement de l’axe du toit de la nef.

Ses dimensions sont dans le même rapport que celle de la pyramide de Khéops. Elle mesure 103 mètres de long, la largeur de sa nef est de 30 mètres, sa largeur aux transepts est de 53 mètres, quant à sa hauteur sous vôute elle est de 23 mètres.
Elle n’a qu’une seule tour massive qui occupe deux travées de la nef. Cette tour, dite aussi beffroi, comporte des fenêtres jumelées au niveau de la chambre des cloches. Certaines fenêtres au niveau des étages inférieurs ont été bouchées pour assurer sa stabilité. Dans ce même esprit un tirant la traverse de part en part au niveau du buffet d’orgues. A cause de sa forme légérement pyramidale, l’escalier qui permet d’accéder à son sommet s’inverse de sens de rotation au niveau de la chambre des cloches.
Sa nef, qui comprend sept travées et collatéraux, est trés eclairée par de grandes fenêtres. Les chapelles qui la bordent sont non communiquantes.
Chaque transept comporte quatre travées et posséde un portail et des escaliers pour accéder aux petits greniers. Le déambulatoire comprend trois chapelles, deux rayonnantes et une axiale.



En noir XIIème siècle

Chapelle du Sacré Coeur et tour octogonale
XVIème siècle
Chapelles latérales Sud
fin XVème début - XVIème siècle
Beffoi (1473-1521)
XVIIIème siècle
Sacristie
XVème siècle
Extension transept nord et nef centrale (1449 -1473)
Bleu foncé fin XIVème siècle
Chapelles latérales Nord et Portail Sud
Fin XIVème - début XVème siècle
Nef centrale
XIIème et XIIIème siècle
Choeur et déambulatoire (1190-1260) Pour plus amples détails voir l'historique

La Cathédrale de Saint-Omer







Ac'est le 16 août 1555 que le chapitre de la Collégiale confia à Pierre Engueran, horloger de Saint-Omer, la construction d’une nouvelle horloge destinée à remplacer l’ancienne en mauvais état. Elle devait indiquer les heures, les jours, les mois, les signes du zodiaque, le lever et le coucher du soleil et de la lune. Elle fut terminée en 1558, la date et le signe de l’auteur y sont gravés. Elle a coûté 130 florins de l’époque. Au XVIIIème (1758), elle prit place au dessus du portail dit du Prévôt ou de l’Evêché. Le jacquemart qui la surmonte porte le costume d’un officier de cette époque. Il est coiffé d’un turban où l’on remarque l’écusson du chapitre de la Collégiale, le tout surmonté d’un grand plumet.

Située à 7,50 m de hauteur, sa position ne lui est pas favorable car elle ne permet pas une vision et une utilisation facile de toutes les indications fournies.
D’un diamètre de 2,10m, le cadran se compose de deux parties : l’une fixe, le tympan ; l’autre, mobile, constituée par les aiguilles des heures, de la Lune et de l’araignée. (Dans un astrolabe, on appelle araignée le disque sur lequel sont gravées les principales étoiles ; les tridents qui le supportent sont assimilés aux grandes pattes des araignées que nous connaissons). Le tympan, partie fixe, représente la partie terrestre de l’Univers. La partie mobile qui représente la voûte céleste de l’Univers est constituée des aiguilles des heures, de la Lune et de l’araignée. L’aiguille des heures est repérable par la présence du Soleil. Celle de la Lune par une boule mi-noire, mi-blanche.

La Cathédrale de Saint-Omer





Mobilier
Une richesse intérieure flamboyante


La cathédrale Notre-Dame a conservé une partie importante de son mobilier, miraculeusement épargné par la Révolution.



Tour d’horizon


Du XIIIème siècle subsistent les vestiges d’un dallage sculpté de motifs les plus variés et quelques sculptures, des chefs d’oeuvre comme le cénotaphe (tombeau vide) de Saint-Omer ou le Grand Dieu de Thérouanne.
La sculpture funéraire forme un ensemble remarquable illustré par des exemples s’échelonnant du IXème au XVIème et d’où émerge le fameux mausolée d’Eustache de Croy réalisé par Jacques Du Broeucq, l’un des plus grands représentants de la Renaissance flamande.
Cette présence flamande se poursuit au XVIIème siècle à travers le maniérisme des clôtures de marbre polychrome des chapelles et le mouvement baroque de la descente de croix de Rubens. Ce style caractérise aussi le buffet d’orgue, oeuvre magistrale du début du XVIIIème siècle réalisée par les frères Piette, menuisiers audomarois. C’est à un autre Audomarois, Pierre Enguerran, que l’on doit l’horloge astrolabe, dont le mécanisme, toujours en état de marche, remonte à 1558.



Invitation au voyage


Un certain guide indique trois heures de visite pour la cathédrale de Saint-Omer, pour une à deux heures soit à Chartres, soit à Amiens, soit à Paris. Pourquoi ?
Avez-vous déjà flâné dans votre cathédrale ? Oui ? Dans ce cas, rappelez vous, ou laissez-vous aller à la rêverie…
Empruntons la nef et regardons la chaire, elle provient du couvent des Dominicains.
Et ces albâtres, les avez-vous observées ? Quelle finesse de travail, il faut en faire le tour complet pour les apprécier.
Etape suivante, le choeur et les stalles, mais au fait où sont les Apôtres ? Ils sont les piliers de nos évangiles et aussi les piliers du choeur.
Dans le déambulatoire, une belle Nativité, mais où est sa version moderne ? Quelques détails ont changé, il faut que la lumière du soir vous éclaire…




La Cathédrale de Saint-Omer








Sculptures


La statue de Notre-Dame des Miracles


Un peu d’histoire


Dès le Xème siècle une statue fut érigée sur la place du grand-Marché, avant que le sanctuaire ne soit construit. Comme pour le sanctuaire nous avons peu de documents. Une gravure de 1641 demeure la plus ancienne illustration de cette statue. Si cette illustration de Guillaume du Tielt est exacte il existe bien des différence avec la statue considérée aujourd’hui comme la vraie :






  • l’enfant Jésus est porté par Marie, alors qu’aujourd’hui il est assis ;


  • sa couronne est différente ;


  • le sourire, si magnifique aujourd’hui est bien pâle ;

  • les vêtements sont différents.

Cependant, au XIIIème siècle, selon le père Bello, apparaît une statue de bois doré, qui la représente assise comme une Reine. Elle tient l’enfant Jésus qui nous offre le Livre des Évangiles, geste qui semble nous dire « Allez vous aussi sur les places, proclamez la Parole », c’est à dire telle que nous la connaissions aujourd’hui.
Le périple de la Statue de Vierge Marie


Le mois dernier nous avons laissé la statue dans le sanctuaire qui allait être démoli. C’est le 23 juin 1785 que se fit son transfert , en procession depuis la place jusqu’à la Cathédrale, avec la population, le clergé et sous la présidence de l’abbé de Saint-Bertin qui remplace Monseigneur l’Évêque. Dans un premier temps elle fut placé sous un dais, puis, quand on eut transféré son autel, elle y fut replacée. Le chapitre avait décidé de mettre l’autel dans la chapelle centrale du transept sud. Le 30 septembre 1790 la cathédrale fut fermée comme toutes les églises sur ordre des révolutionnaires. Le peuple qui ne pouvait plus prié la Madone protesta. Une proposition fut faite de laisser un accès à la chapelle de la Vierge par l’extérieur, ce qui permettait de laisser en places les scellés Elle fut acceptée le 5 janvier 1791 et le 10 janvier on procéda à l’ouverture de la croisée du transept. A nouveau on pouvait honorer la Madone. Mais le 24 septembre 1793 la Cathédrale était convertie en magasin d’effets de campagne, puis de fourrage. De nouveau la statue était isolée du peuple, mais là ce fut un bien car elle fut ainsi préservée, tout comme la Cathédrale d’ailleurs. A la suite du décret du 30 mai 1795, c’est l’Église de Saint-Denis qui fut choisie comme lieu de Culte. Les paroissiens de ce quartier demandèrent alors que la statue de la Vierge leur fut confiée. Mais le Conseil refusa d’examiner cette demande. Par deux fois ils réitèrent leurs demande, et finirent par obtenir gain de cause. C’est ainsi que la statue quitta la Cathédrale pour l’Église Saint-Denis. Les fidèles furent satisfait au point qu’ils reconstituèrent l’immense garde robe de la Vierge et de l’Enfant Cette situation durera jusqu’en 1802, date à laquelle la cathédrale retrouva ses droits. Mais les paroissiens de Saint-Denis ne voulaient pas rendre la statue. C’est donc en secret , sur une civière, sous des vêtements que le 3 mars 1803 à midi la statue de Notre dame des miracles retrouva sa chère Cathédrale. Elle continua de trôner sur l’autel de 1606, jusqu’en 1875, date à laquelle elle fut couronnée.
Le Couronnement de Notre Dame des Miracles


Deux couronnes avaient été façonnées pour orner la statue. Elles furent bénies par le pape Pie IX, lors du concile Vatican 1. Voilà pourquoi dans le déambulatoire il est fait mention de ce Pape Il fallut attendre le 18 Juillet 1875 pour que ces couronnes soient posées sur la tête de la Vierge Marie et sur celle de l’Enfant Jésus.
cathédrale de Saint-Omer







Trésors


Les vêtements sacerdotaux


Le Concile Vatican II avait, dans un but d’une meilleure participation des fidèles, préconisé une simplification des rites religieux. C’est ainsi que certains vêtements sacerdotaux ont été abandonnés et remisés dans des placards. Pour ce qui concerne la Cathédrale de Saint-Omer dans un premier temps ils sont restés dans leurs endroits d’origines, certains sur des portes-vêtements, adaptés aux chapes, d’autres sur des étagères enveloppés dans du papier. Parfois, ils reprenaient de l’usage lors de la venue de Monseigneur l’Evêque. Puis le Père Bello, pour des raisons de santé, a du abandonner sa charge pour ne devenir qu’un prêtre associé. Il a ainsi quitté la maison paroissiale, et dans son grenier, Monsieur André Delrue, mon père, est tombé par hasard sur tous ces anciens vêtements. Ils étaient par terre, les uns sur les autres, pêle-mêle, remisés sans aucuns soucis de conservation. D’abord il a fallu les recenser, les trier, les suspendre dans une bulle faite de plastique pour les sécher, réaliser des portemanteaux adaptés à chacun. Ce travail mené à bien, sans trop de perte, avec les amis des musées et en association avec l’association du 8 ème centenaire ils ont été exposés dans la cathédrale pendant plusieurs saisons. En parallèle la rédaction des fiches de pré-inventaire s’est achevé et c’est, une petite partie de, ce travail que nous allons vous présenter aujourd’hui.
Ce document comporte 74 fiches, et plus de cent photos, en voici quelques exemples.. Certains fichiers sont malheureusement assez lourds, mais la qualité du travail de ces œuvres m’a imposé de ne pas trop compresser. Merci de patienter, le résultat, vous le verrez, sera à la hauteur de votre attente.
Inventaire général des monuments et des richesses artistique de la France Pré-inventaire d’objets mobiliers Cathédrale Notre-Dame Vêtements sacerdotaux Bannières Mars 1998
Ensembles d’habits sacerdotaux.



Chape de satin uni
Chape rebordée au fil d’argent de motifs floraux différents, grands motifs argentés sur la totalité de la chasuble. Au dos, chaperon avec le pélican au centre d’une gloire, galon frangé d’or.
Dimensions: 450 x 148, chaperon: 62 x 59
Dalmatique en moire de soie blanche
Etole, deux manipules et bourse. Devant double galon contenant trois roseaux et un sarment de vigne. Au dos, même motif
Dimensions: 120 x 90
Chasuble de moire blanche
Devant, galon avec rinceaux et six fleurs dorées en tissu lamé or. Dos, même décor, IHS clouté dans un quatre-feuille
Dimensions: 66 x 110
Chape de satin brodé blanc
Galon jaune et marron. Au dos, chaperon frangé de fils d’or et brun avec IHS brodé au petit point, quatre grandes fleurs de lys bleues et quatre petites jaunes
Dimensions 460 x 134, chaperon:50 x 48
Chasuble de velours de soie rouge
Devant large galon décoré d’un rameau ondoyant portant des grenades, fil d’or et paillettes. Au dos, au centre de la croix un coeur entouré d’une couronne d’épines surmonté d’une autre couronne.
Dimensions: 66 x 113

Deux étoles, trois manipules, voile de calice (avec l’agneau pascal brodé d’argent) et bourse
Chape en tissu d’or
Chape utilisée lors des fêtes à Notre Dame des Miracles. Au dos, chaperon avec Notre Dame des Miracles
Dimensions: 500 x 137, chaperon: 51 x 51
Habit du Suisse des grandes cérémonies
Tissu noir, col et poignets de velours rouge, brandebourgs et boutons dorés. Cordon rouge brodé d’or, ND et rinceaux fleuris
Exemples de bannières utilisées lors des processions.



Bannière couleur or
Devant, dans la partie supérieure, deux anges soutiennent un phylactère où est inscrit « Notre Dame des Miracles protège nous «. La vierge est assise au centre d’une architecture gothique.
Dimensions: 150 x 100
Bannière de velours violet
Devant une couronne d’où s’échappent deux phylactères avec l’inscription «Saint Omer priez P N». Dessous Saint-Omer en evêque la maquette de l’église Notre Dame à ses pieds. Deux branches fleuries l’encadrent.
Dos: «Paroisse Notre Dame S O», les armoiries de la ville supportent une couronne crénelée.
Dimensions: 150 x 102
Voilà une petite partie du travail des bénévoles qui ont de plus rédigées des fiches explicatives des différentes couleurs utilisées en fonction de la cérémonie et de la période de l’année liturgique.
Qu’ils soient une nouvelle fois remerciés: André Delrue, Thérèse Vansteenberghe, Thérèse Joncret, Marguerite Marquis, Nicole Delecourt, Marie-Christine Anselin, Marcel Anselin, Madame Pasquier.





Le buffet


Vue d’ensemble


Dans le style baroque (du portugais barocco qui signifie perle irrégulière) plus rien n’est guindé, froid, rigide, austère… Au contraire, tout tourbillonne comme une danse… Les vêtements des personnages s’animent comme par un souffle invisible et, comme le fait l’instantané qui saisit le coureur au milieu de sa course, toute statue est saisie dans l’instant et le mouvement précis qui enseigne, signifie et démontre. Il s’agit de redonner courage et joie à tout le peuple des croyants ! Certes, ce style sera plus près du décor théâtral que de l’architecture aux trois dimensions, mais il ravira, il touchera les coeurs …
Le buffet d’orgue de Saint-Omer illustre à merveille ce propos. Le buffet est le fruit du travail collectif d’une famille de sculpteurs et de menuisiers audomarois, les Piette. Le 17 Février 1716, le Chapitre conclut un marché avec les Piette en vue de la fabrication d’un buffet pour le nouvel orgue : le délai est de dix-huit mois. Ces engagements sont tenus puisqu’à la fin de 1717, l’ouvrage est en voie d’achèvement. Par la suite, un nouveau contrat est signé le 11 Janvier 1718 pour l’exécution de portes et lambris sous la tribune. La dernière mention d’un paiement est une quittance du 13 Juin 1721 pour la sculpture des armes du chapitre.
La famille des Piette comprenait le père, Jean, les fils, Antoine-Joseph et Jean-Henri, ainsi que le gendre, Jacques-Joseph Baligand, et, ensemble, ils disposaient de tout le fond de la cathédrale pour dresser jusqu’à 22m 50 du sol, cette admirable fresque de bois, d’étain et de feuilles d’or…
Merveilleux buffet d’orgue!


Le buffet du grand orgue de la cathédrale Notre-Dame de Saint-Omer est parmi ceux qui subsistent en France, l’un des plus beaux de sa génération. Dès le XVIIIème siècle, il suscita l’admiration des contemporains, celle notamment d’un anglais de passage dans la ville, Charles Barney, qui l’évoqua dans un ouvrage publié en 1771 sur la situation de la musique en France et en Italie. Au siècle suivant, Aristide Cavaillé-Coll, dont la compétence dans ce domaine ne peut être mise en doute, n’hésitait pas à le reconnaître comme un des ouvrages les plus remarquables de son temps. Cette opinion est partagée au XXème siècle par Georges Servières [1] : dans une étude sur la décoration des buffets d’orgue, cet auteur le considère comme un des plus magnifiques travaux de menuiseries et de sculpture sur bois qu’ait produit l’art des huchiers du Nord. De même Norbert Dufourcq [2] lui accorde une place importante dans le livre fondamental qu’il consacra à l’orgue français.
Patrick Wintrebert
Conservateur des Antiquités et Objets d’Arts du Pas-de-Calais
Même silencieux, l’orgue de Saint-Omer chante pour toi !


Le visiteur qui pénètre dans la cathédrale par le portail nord est d’abord séduit par le climat de recueillement et de paix, propre à toutes les églises gothiques…
Mais après quelques pas, s’il se retourne, il n’en croit pas ses yeux ! Le spectacle est saisissant ! Et cette fois, ce n’est plus la pierre qui parle à son coeur,c’est le bois, le bois chaleureux, le bois de chêne qui fleure bon la cire familière, et il se sent environné, pris, saisi… Des personnages sont là, qui lui font signe, et pour peu qu’il lève la tête, il se sent emporté dans un tourbillon de corniches curvilignes, de tourelles, d’entablements, d’arcades, d’angelots musiciens, d’où jaillit une forêt de tuyaux d’orgue qui pointent vers le ciel…
Père Lucien Bello
Curé de la Cathédrale Notre-Dame de Saint-Omer
Notes


[1] La Décoration artistique des buffets d’orgues, par Georges Servières (1858-1937)
Paris; Bruxelles: G. Van Oest, 1928
Notice n° FRBNF31356648
Cote BNF: 4-V-10344
[2] Le Livre de l’orgue français, par Norbert Dufourcq (1904-1990)
Paris: A. et J. Picard, 1971
Notice n° FRBNF34294992







Le buffet





La Cathédrale de Saint-Omer










Composition de l'Orgue de Saint-Omer








  • Positif 1er clavier - 54 notes



    • Montre 8



  • Bourdon 8


  • Salicional 8


  • Prestant 4


  • Dulciane 4


  • Flûte douce 4


  • Nasard 2 2/3


  • Doublette 2


  • Plein jeu (- fourniture 3r + cymbale 2r)


  • Cornet 5r


  • Trompette 8


  • Clairon 4


  • Cromorne 8


  • Grand Orgue 2e clavier - 54 notes



    • Montre 16



  • Montre 8


  • Bourdon 8


  • Gambe 16


  • Viole de gambe 8


  • Bourdon 16


  • Prestant 4


  • Flûte octaviante 4


  • Cornet 5r


  • Bombarde 3e clavier - 54 notes



    • Flûte harmonique 8



  • Octave 4


  • Doublette 2


  • Fourniture 5r


  • Cymbale 4r


  • Bombarde 16


  • Trompette 8


  • Clairon 4


  • Basson 8


  • Récit expressif 4e clavier - 54 notes



    • Voix humaine 8



  • Basson et Hautbois 8


  • Viole de gambe 8


  • Voix céleste 8


  • Flûte harmonique 8


  • Viole de gambe 4


  • Bourdon 16


  • Flûte octaviante 4


  • Octavin 2


  • Bombarde 8-16


  • Trompette 8


  • Clairon 4


  • Pédale 27 notes réelles / 30 notes avec tirasses



    • Flûte 16



  • Flûte 8


  • Flûte 4


  • Bombarde 16


  • Trompette 8


  • Clairon 4

  • Plus une pédale d’orage















La Cathédrale de Saint-Omer










Facture


Principe et fonctionnement


Le mécanisme


Le fonctionnement essentiel de l’orgue consiste, à partir des claviers, de faire sonner les tuyaux, sous l’action de l’air comprimé. Entre les claviers et les tuyaux, il y a deux intermédiares indispensables :



  • le sommier

  • le système de transmission

L’appareil sonore


Ce sont les tuyaux qui constituent l’appareil sonore.
Les tuyaux


La majorité des tuyaux sont faits en étain, plus ou moins pur (alliage avec le plomb). Les anciens utilisaient beaucoup le plomb, qui adoucit les sonorités. Un mélange de 40 à 50% environ donne un aspect de gros nid d’abeille: c’est le “spotted” ou l’étoffe. Le bois entre dans la construction de nombreux tuyaux surtout les plus gros du type flûté. C’est une question d’économie. La sonorité y est douce. Le cuivre est aussi de nos jours bien utilisé.
Il existe deux sortes de tuyaux :



  • les tuyaux à bouche (type flûte à bec)

  • les tuyaux à anche (type trompette)

Les tuyaux ont une disposition particulière dans l’orgue en fonction de leur utilisation.




La Cathédrale de Saint-Omer




Principe et fonctionnement


Historique


On peut faire remonter l’origine de l’orgue à la flûte de Pan, le premier instrument qui utilise pour chaque note un tuyau à son fixe. L’orgue élémentaire est en somme une flûte de Pan où le souffle du joueur serait remplacé par un mécanisme producteur de vent. Cet orgue aurait été inventé par Ktésibios environ 300 ans avant Jésus-Christ. Il prendra le nom d’hydraule car le vent y est produit par des pompes hydrauliques.



Bien que l’on trouve des instruments appliquant sommairement ce principe à Rome, à Byzance ou en Extrême-Orient, le véritable ancêtre de l’orgue actuel n’apparaît qu’au Xème siècle, en Europe, dans quelques chateaux, dans les églises qu’il ne quitera guère jusqu’au XIXème siècle. D’abord posé dans le choeur, semble-t-il, puis posé sur une tribune, cet orgue médiéval est appelé « positif » : il consiste en un clavier d’une octave associé à deux ou trois jeux (familles de sons) indissociables, le « plein-jeu ».
Jusqu’au XVème siècle, l’orgue évolue lentement : les tuyaux conservent approximativement la même forme (tuyaux à bouche, cylindriques, ouverts), on augmente le nombre de jeux et le clavier passe de 1 à 4 octaves. Seuls changements notables, on rapproche parfois deux instruments, -un grand positif et un petit- dont on réunit les deux claviers, on crée le pédalier qui permet de jouer les basses avec les pieds. Au début du XVème siècle, on introduit la séparation des jeux. L’organiste, dès lors, peut « registrer » : il peut choisir ses jeux. Au XVIème siècle, les genres et les formes des tuyaux se diversifient.
L’orgue classique


Ainsi sont réunis les différents éléments techniques qui vont permettre l’épanouissement de l’orgue classique : dès le XVIème siècle, chaque pays, chaque région développe ses traits originaux dans le cadre général de ce style. ??? français atteint son apogée sous Louis XIV. Il se caractérise par l’usage de l’orgue classique deux claviers principaux (grand-orgue et positif) auxquels s’ajoutent deux demi-claviers (écho et récit) et un pédalier sans graves dont on joue de la pointe des pieds. Les 3 grandes sonorités sont le plein-jeu, le jeu de tierce et le grand-jeu. intérieur d’une boîte expressive Quelques grands facteurs d’orgues : Thierry, Lespine, Clicquot, Silbermann… Le théoricien : Dom Bedos de Celles auteur en 1766 du célèbre traité L’Art du facteur d’orgues.



L’orgue romantique


Au XIXème siècle, en France, le tourbillon romantique va aussi toucher la musique d’église et son fidèle interprète : l’orgue. C’est Aristide Cavaillé-Coll qui illustera le mieux cette nouveauté. L’orgue devient un orchestre et par de multiples inventions telles la machine Barker, la flûte harmonique, la boîte expressive… on crée l’orgue symphonique.
L’orgue néo-classique


Le siècle romantique avait abandonné les mixtures, les néo-classiques, sans nier l’apport des romantiques, veulent remettre en vigueur les jeux classiques. Victor Gonzalez, sous l’influence de Norbert Dufourcq, va inventer l’orgue « à tout jouer ». A part des réussites exceptionnelles, on aboutit à des orgues classiques « asthmatiques » et à des orgues romantiques sans unité. Actuellement les dogmes néo-classiques ayant été remis en cause, on tend à remettre les orgues à l’identique, sauf quand il s’agit de la construction d’instruments neufs.




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