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 Alain Decaux.

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MessageSujet: Alain Decaux.   Sam 27 Nov - 10:18

Alain Decaux, né le 23 juillet 1925 à Lille, est un écrivain, historien, homme de télévision et de radio français.

Biographie.

Activité(s) :écrivain français
Naissance :23 juillet 1925
Lille
Distinctions : Grand officier de la Légion d'honneur
Grand-croix de l'Ordre national du Mérite
Commandeur des Arts et Lettres





Biographie.

Il étudie à Lille au lycée Faidherbe, à Paris au lycée Janson de Sailly, puis intègre la faculté de droit.
Très rapidement il s'intéresse à l'histoire et suit des cours à la Sorbonne.
Il publie ses premiers articles en 1946 et son second livre Letizia: Napoléon et sa mère est recompensé par l'Académie française.

En 1951, il crée pour la radio La Tribune de l'Histoire diffusée jusqu'en 1997
(avec André Castelot et Jean-Claude Colin-Simard, puis Jean-François Chiappe).
En 1957, il crée pour la télévision (avec Stellio Lorenzi et André Castelot)
La caméra explore le temps qui se poursuivra jusqu’en 1966.

De 1969 à 1988, connu pour ses talents de conteur, il crée pour l'ORTF puis pour Antenne 2,
Alain Decaux raconte, où tous les mois pendant quarante cinq minutes, il traite d’un personnage ou d’un événement de l’Histoire.
Ce qui lui a valu d'être imité par l'humoriste Guy Montagné.

Parallèlement, il poursuit l'écriture d'ouvrages historiques, de pièces de théatre et de films.
Il est élu à l'Académie française le 15 février 1979, le même jour qu'Henri Gouhier.
Il succède à Jean Guéhenno au 9e fauteuil.
Il est reçu sous la coupole en 1980 par André Roussin.
Il reçoit Bertrand Poirot-Delpech en 1987 et Max Gallo en 2008.

Il a été ministre délégué auprès du ministre d’État, ministre des Affaires étrangères,
chargé de la Francophonie du gouvernement Rocard n°2, du 28 juin 1988 au 16 mai 1991.

Il reçoit le 1er juin 2010, dans l'enceinte de l'UNESCO, le prix de la Fondation Pierre-Lafue, pour l'ensemble de son oeuvre.


Œuvres.



  • 1947 : Louis XVII retrouvé, Perrin,
  • 1949 : Letizia. Napoléon et sa mère, Perrin,
  • 1952 : La Conspiration du général Mallet, Perrin,
  • 1952 : La Médaille militaire, Perrin,
  • 1953 : La Castiglione, Dame de Cœur de l'Europe, Amiot et Dumont,
    (réédité en 1964 à la Librairie Académique Perrin et en 1967 à la Bibliothèque du Club de la Femme)
  • 1954 : De l’Atlantide à Mayerling, Perrin,
  • 1954 : La belle histoire de Versailles, Perrin,
  • 1957 : Cet autre Aiglon, le Prince impérial, Perrin,
  • 1958 : L'Empire, l'amour et l'argent, Perrin,
  • 1961 : Les Grandes Heures des châteaux de France (en collaboration avec J.-F. Chiappe)
  • 1964 : Les Heures brillantes de la Côte d'Azur, Perrin, réédité en livre de poche chez Presses Pocket en 1969, n° 708
  • 1966 : Grands secrets, grandes énigmes, Perrin,
  • 1967 : Nouveaux dossiers secrets de l'Histoire
  • 1968 : Les Rosenberg ne doivent pas mourir, Perrin,
  • 1968 : Grandes aventures de l'Histoire, Perrin,
  • 1969 : Le Livre de la famille impériale, Perrin,
  • 1971 : Dumas le magnifique
  • 1972 : Histoire des Françaises, Perrin,
  • 1977 : le Face à Face de l'Histoire, Perrin,
  • 1979 : Danton et Robespierre (en collaboration avec S. Lorenzi et G. Soria)
  • 1981 : Dictionnaire d'histoire de France, Libraire académique Perrin,
  • 1984 : Victor Hugo, Perrin,
  • 1986 : Les Assassins, Perrin,
  • 1987 : Destin fabuleux, Perrin,
  • 1987 : La curieuse histoire du Vésinet préface du livre de Georges Poisson, réédité en 1998
  • 1987 : Alain Decaux raconte l'Histoire de France aux enfants, Perrin, (réédité en 1995)
  • 1988 : Alain Decaux raconte la Révolution française aux enfants, Perrin, (réédité en 2001)
  • 1991 : Alain Decaux raconte Jésus aux enfants, Perrin,
  • 1991 : Jésus était son nom
  • 1992 : Le Tapis rouge, Perrin,
  • 1993 : Mille neuf cent quarante quatre, Perrin,
  • 1994 : Nouvelles histoires extraordinaires,
  • 1996 : Alain Decaux raconte la Bible aux enfants, Perrin,
  • 1996 : L'Abdication, Perrin,
  • C'était le XXe siècle (4 tomes), Perrin et Pocket
  • 1996 : De la Belle Époque aux Années folles,
  • 1997 : La Course à l'abîme,
  • 1998 : La Guerre absolue,
  • 1999 : De Staline à Kennedy,
  • 2000 : Morts pour Vichy, Perrin,
  • 2001 : Chantilly et Noyon dans l'histoire, préface du livre de Jean-Paul Besse,
  • 2002 : L'Avorton de Dieu. Une vie de Saint Paul, Perrin,
  • 2005 : Tous les personnages sont vrais, Perrin,
  • 2006 :Le Duc d'Aumale en collaboration avec Stéphane Bern et Eric Woerth
  • 2007 : La Révolution de la Croix: Néron et les chrétiens, Perrin,
  • 2008 : Coup d'État à l'Élysée, Perrin,
  • 2010 : Dictionnaire amoureux de Alexandre Dumas, Plon


Télévision et radiophonie.


  • 1951 : La Tribune de l'Histoire,
  • 1975-1976 : Histoire des Françaises,
  • année ? : La liberté ou la mort
  • 1957-1966 : La caméra explore le temps, avec Stellio Lorenzi
  • 1964 : Napoléon,
  • 1964 : Scénariste pour La terreur et la vertu de Stellio Lorenzi
  • 1967 : J'ai tué Raspoutine,
  • 1968 : Les Rosenberg ne doivent pas mourir[1],
  • 1969-1981 : Alain Decaux raconte,
  • 1981-1985 : L'Histoire en question,
  • 1985 : Victor Hugo,
  • 1987 : L'Affaire du courrier de Lyon,
  • 1993 : Je m'appelais Marie-Antoinette, (avec André Castelot),
  • 1999 : De Gaulle, celui qui a dit non (avec Alain Peyrefitte),
  • 2006 : Ben Hur (avec Robert Hossein),
  • 2009 : Deux mille ans d'Histoire, émission des 10 ans, 17 décembre 2009.


source :http://www.recherche.fr/encyclopedie/




Discours prononcé par Alain Decaux lors du transfert des cendres d’Alexandre Dumas au Panthéon.

Enfin te voilà, Alexandre !

J'en demande pardon à ceux qui t'ont précédé en cet auguste lieu mais il m'est impossible de ne pas tutoyer un ami d'enfance.

Au fronton du Panthéon, la reconnaissance de la patrie s'inscrit dans la pierre.
Immense est celle que nous te devons.

En ta personne, nous accueillons l'ecrivain français le plus lu dans le monde mais aussi - et surtout -
le plus illustre dispensateur d'émerveillement qui fut jamais.

Tous, nous avons tremblé quand la reine Margot a arraché au bourreau la tête de son amant.
Tous, pour sauver la reine, nous avons galopé sur la route de Calais à la suite d'Athos, Porthos, Aramis, d'Artagnan.
Tous, nous avons retenu notre souffle quand Edmond Dantès s'est retrouvé jeté, dans un sac, du haut du château d'If.

Tes héros, Alexandre, sont devenus les nôtres. Sais-tu combien ils furent ?
On en a fait le compte :

37 267. Tantôt ils ont existé et tu les as transfigurés. Tantôt, issus de ta fabuleuse imagination,
ils sont devenus des êtres de chair et de sang.

Ton pouvoir est si grand que tes personnages secondaires eux-mêmes demeurent incrustés dans notre mémoire avec leur allure,
leur habit et même leur visage. Ils sont là, ce soir, les valets des mousquetaires: Planchet, malin comme un singe,
Grimaud le taciturne, Mousqueton jamais rassasié, Bazin qui longe les murailles.

Ton art est de mêler le réel et l'imaginaire.
Dans Vingt ans après, Charles Ier, roi d'Angleterre, va mourir.
Avant que l'épée du bourreau s'abatte sur sa nuque, il prononce un mot que l'histoire a retenu : Remember.
Mais nous qui t'avons lu savons qu'il s'adressait à Athos caché sous l'échafaud.

Tu avais vingt-sept ans quand la Comédie française a représenté ta première pièce, Henri III et sa cour.
Ce n'était pas une tragédie, ce n'était pas une comédie : c'était le premier drame romantique de notre histoire.
Rarement vit-on un tel triomphe ! Inconnu à 8 heures du soir, à minuit tu étais célèbre.

Je te revois dessiné par Devéria, filiforme, le teint foncé du quarteron, beau sous tes cheveux crépus et noirs.
Les femmes t'ont adoré. Et toi donc, Alexandre !

Tu étais sûr de passer à la postérité par ton théâtre. Tu te trompais. On ne joue plus guère tes pièces.
La gloire t'est venue de tes romans.
Les immenses toiles dont Sainte-Beuve disait que tu les couvrais sans fatiguer ni ton pinceau ni ton lecteur sont semées de trésors
uniques dans notre littérature dès lors qu'ils sont rassemblés dans une seule main :
l'art de l'intrigue, le dialogue qui court la poste, la grandeur, la gaîté, le mouvement, la chaleur, l'émotion, la couleur.

on style se reconnaît à l'oeil nu, c'est celui de tes Mémoires, peut-être ton chef d'œuvre parce que Dumas y devient un héros de Dumas.

A quarante ans, tu as cessé de surveiller ta ligne. Cela se voit.
Colosse éclatant de santé donnant naissance à un monde, tu t'assieds, été comme hiver, de l'aube à la nuit, à ta table de bois, vêtu de blanc,
chemise largement ouverte, suant, soufflant, riant, pleurant avec tes personnages.
Un jour, ton fils te trouve dans les larmes. Il s'affole.
- Hélas ! Porthos est mort ! J'ai dû le sacrifier.

De 1842 à 1848, tu sembles dépasser tes propres limites:
tu publies dix-neuf titres, la plupart en plusieurs volumes et parmi eux Les Trois Mousquetaires, Vingt ans après, Bragelonne,
La Reine Margot, Le Comte de Monte-Cristo, La Dame de Monsoreau, Joseph Balsamo.
En six ans seulement !
Bien sûr, comme pour les peintres de la Renaissance, il faut que l'on prépare tes fresques -
et il est juste que Auguste Maquet soit nommé ici ce soir - mais à la fin celui qui tient la plume, c'est toi.

Tes succès étaient si grands que, de ton vivant, les longues figures t'ont dédaigné.
Ton fils t'a vengé des contempteurs:
« Mon père est un fleuve. On peut bien pisser dans un fleuve ».

Et combien d'autres ! Hugo, que nous allons entendre ensemble. Lamartine :
« C'est un Prométhée, un Titan ! ».
Michelet : « Monsieur, vous êtes une des forces de la nature ».

Il a fallu du temps pour que l'on s'accorde à te voir grand parmi les grands.
« Merveilleux Dumas », s'est écrié Apollinaire.
Tu as ému jusqu'à Péguy.
La nouvelle littérature s'est ralliée à ton génie. Le cinéma et la télévision puisent dans ton œuvre comme à une source intarissable.

Je te vois une dernière fois, après la défaite de 1870, venant, près de Dieppe, frapper à la porte de ton fils.
Des millions que tu avais gagnés, il ne restait qu'une pièce de 20 francs. Tu l'as montrée :
- Tu vois, Alexandre, comme les gens sont méchants. On dit que j'ai jeté l'argent par les fenêtres.
Ces 20 francs, je les avais en arrivant à Paris. Je les ai toujours.

Tes rondeurs, ton embonpoint n'étaient plus que des souvenirs. Simplement, tu as dit :
- Je viens mourir chez toi, Alexandre.
Chaque jour désormais, on te porta, dans un fauteuil, sur la plage.
Le bruit de la mer roulant sur les galets résonnait à tes oreilles comme des applaudissements.
Le jour est venu où tu n'as plus quitté ton lit.

Quand tu t'es senti mourir, tu as confié à ton fils l'angoisse qui t'étreignait :
- Alexandre, crois-tu qu'il restera quelque chose de moi ?
- Je te le jure, papa !
Le Panthéon qui t'accueille ce soir donne raison à l'auteur de La Dame aux camélias.




source : http://fr.wikisource.org/

Alain DECAUX
Élu en 1979 au fauteuil 9

Grand officier de la Légion d'honneur
Grand-croix de l'ordre national du Mérite
Commandeur des Arts et des Lettres

Prédécesseur : Jean GUÉHENNO

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http://www.solidarichti.com/
 

Alain Decaux.

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