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 Long le Catelet

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audomar62
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Age : 69

MessageSujet: Long le Catelet   Lun 25 Oct - 15:02

LONG SOMME PICARDIE 80




Histoire de la Commune de LONG LE CATELET
à travers l'histoire de France


Cette rubrique évoluera au fur et à mesure de mes recherches et permettra aux personnes qui veulent connaître l'histoire du village de LONG de trouver là tout ce que je sais sur cette commune... il me parait normal que chacun puisse avoir accès à l'histoire et puisse s'y intéresser...

Commençons par le commencement...

La constitution de la terre remonte à quelques 4,6 milliards d’années à partir d’un gigantesque nuage de gaz et de poussière ; à force de tourner autour du soleil ces grains de poussière se sont attirés et ont formé la terre en se soudant…
Cette terre primitive a subi un important bombardement par des météorites (bing bang) .

Les chocs répétés ont libéré beaucoup d’énergie sous forme de chaleur (plus de 2000 °C). Cette chaleur a fait fondre l’ensemble des constituants de la terre.
La terre a grossi peu à peu, ce qui a augmenté la pression à l’intérieur et provoqué la solidification du manteau et d’une partie du noyau. Durant les 100 premiers millions d’années de la vie de la terre une atmosphère primitive s’est formée.
Elle était très riche en vapeur d’eau, en dioxyde de carbone et dépourvue d’oxygène.

Il y a 4 milliards d’années, la température de l’atmosphère diminuait et devenait inférieure à 100° C, la surface de la terre se refroidissait… l’eau pouvait alors se condenser et quitter la phase gazeuse pour s’abattre sur le sol.
Pendant des millions d’années la température du sol était telle que l’eau tombée se vaporisait immédiatement,, remontait dans l’atmosphère en se refroidissant, se condensait à nouveau et retombait en pluie…
Puis la surface de la terre devint suffisamment froide, l’eau prit sa place sur la croûte terrestre pour former les mers et les océans… Il y a trois cents millions d’années se formait la « Pangée ».

C’est au début du jurassique que ce continent unique commença à se fractionner en deux grands continents, laissant s’installer également les mers et les océans… La terre allait changer ainsi pendant des millions d’années.
Notre terre prenait doucement la forme qu’on lui connaît aujourd’hui et notre région garda sa vallée et ses coteaux de craie (couches de coquillages calcaires de l’ancienne mer).

Echelle des temps géologiques...

Ci-contre l’évolution de la terre ; au Trias, le continent unique qui formait notre planète se disloque et au Crétacé, les divers continents apparaissent distinctement... Aujourd’hui encore les plaques bougent de quelques centimètres par an.
Il est intéressant de voir l’énorme changement de notre globe terrestre au cours des dernières 245 000 000 d’années … mais peut-on imaginer ce que représente cette durée de temps ?!!!

Ci-dessus les grandes étapes de l’évolution de l’espèce humaine

La vie n’avait plus qu’à s’installer…

Nous ne parlerons de l'évolution des espèces, mais nous nous arrêterons simplement à l’apparition de l’homme il y a quelque 500 000 ans. Les premiers hommes mirent près de 300 000 ans pour apprendre à travailler grossièrement la pierre; il fallut 100 000 ans supplémentaires pour que naisse l'idée de fixer des pierres pointues à l'extrémité d'un bâton; l'invention de la roue ne remonte qu'à 5 ou 6 000 ans. Nous qui vivons au siècle de toutes sortes d'inventions (aviation, télévision, ordinateur, téléphone etc... . il nous semble incroyable qu'à une certaine époque et avec une telle lenteur, des hommes se soient émerveillés de l'invention de la hache ou du moyen de faire du feu.

Le scientifique donne le nom d’homo habilis au premier homme qui s’est servi d’un outil…

Aux dires des scientifiques les premiers hommes sont remontés d’Afrique, berceau de l' humanité, ou de Chine pour aller vers le nord ; il semble même qu’ils aient pu aller en Angleterre à pied puisque la manche ne séparait pas encore notre territoire des îles Britanniques.

Il est donc fort probable que dès l’occupation de notre Pays par les premiers hommes, LONG et les marais ont été habités…
En effet des grattoirs de silex dont la forme et la taille situent leur fabrication au Paléolithique supérieur, peu après la dernière glaciation du Würm, ont été découverts sous la tourbe par monsieur Jean LOO dans les années 1970, ce qui tend à accréditer l’idée que des contemporains de Cro-Magnon ont bien habité ce même endroit il y a près de 40 000 ans.


A cette époque ces hommes étaient des chasseurs, des pêcheurs et des cueilleurs, ils étaient vêtus de peaux de bêtes.
Ils apprirent à tailler la pierre et se servirent, comme première arme, du coup de poing de silex taillé en forme d’amande.
Puis l’outillage se perfectionna lentement, l'homme préhistorique se sert des cornes ou des os des animaux qu'ils tuent pour manger et l’on voit apparaître des haches, burins, perçoirs, grattoirs, tranchets, harpons, hameçons etc…
Les hommes de cette époque aimaient se parer de coquillages, de bijoux d’os et d’ivoire. Ils se fardaient et se teignaient la peau. Ils savaient dessiner, sculpter, graver.

Ces hommes améliorèrent en même temps leurs conditions de vie ; la découverte du moyen de faire du feu leur permit de faire cuire et conserver la viande.

Le grand fleuve qui passait dans la vallée et occupait les deux kilomètres qui séparent les deux coteaux, l’un au Catelet, l’autre à Long, perdit de sa puissance et déposa toujours plus d’alluvions. Les feuilles des nombreuses forêts qui bordaient la rivière tombaient dans l’eau à l’automne et formaient peu à peu la « tourbe » qui allait changer la vie des hommes dès le moyen âge.
Ainsi naissait petit à petit le paysage que nous connaissons aujourd’hui. La rivière « Somme » coula donc plus doucement au milieu des marais. On peut donc tout à fait imaginer que des hommes aient pêché en se servant de nasses ou en faisant des barrages sur la rivière pour capturer le poisson.

L’homme passa de l’âge de pierre (Paléolithique : environ 50 000 ans à 5000 ans avant Jésus-Christ), à celui de la pierre polie (Néolithique : environ 5000 ans à 2000 ans avant Jésus-Christ).

Le climat est plus tempéré, les hommes de notre Région habitent des constructions lacustres ou des grottes.

Ils fabriquent des armes plus sophistiquées, ils apprivoisent les animaux, commencent à cultiver certaines plantes qui leur servent de nourriture. Ils façonnent même des poteries… Il y a 18 000 ans l’homme invente l’aiguille, ce qui va lui permettre de se confectionner des vêtements etc…puis il apprend à tisser.

Ils deviennent également des bâtisseurs et sont de plus en plus ingénieux. L’homme évolue jusqu’à croire aux « Esprits »…

Confection d’une aiguille dans un gros os de ruminant

Puis vient l’âge des métaux (Temps protohistorique : environ 2000 ans avant Jésus-Christ). Nos ancêtres travaillent tour à tour le cuivre, puis le bronze et enfin le fer. La technique de la fusion de ces premiers métaux dans des fourneaux chauffés au bois à plus de 1000 degrés donnera le minerai qui sera coulé dans des moules pour créer des armes, des outils, des bijoux. Grâce au mélange du cuivre et de l’étain (dix pour un), on fabrique des armes en bronze beaucoup plus solides. A partir de ce moment, les inventions vont se multiplier et s’accélérer…

Confection d’un creuset d’argile pour couler le métal en fusion.

Des peuplades venus de l’Europe centrale s’installent dans notre vallée… les chevaux sont domestiqués et les fameux « Celtes » qui sont, semble-t-il, grands avec les cheveux blonds ou roux et qui ont le teint clair, choisissent de vivre chez nous .…

Ces populations auront bientôt une organisation sociale avec des regroupements en villages et en cités et obéiront à des chefs. De la période préhistorique, ces hommes nous conduisent vers notre histoire.

Cette période est passionnante et nous avons la chance d’avoir de grands hommes qui ont travaillé sur la préhistoire… le plus grand d’entre eux, Jacques Boucher de Crèvecoeur de Perthes plus connu sous le nom Boucher de Perthes(1788-1868). Il est considéré comme le fondateur de la préhistoire. Abbeville a d’ailleurs donné le nom de Boucher de Perthes à son musée.


Pour découvrir également toutes les richesses des différentes recherches sur cette période je vous conseille de visiter « Samara » près de la Chaussée Tirancourt, à quelques kilomètres d’Amiens, vous pourrez découvrir l’ingéniosité de ces hommes et la rapidité avec laquelle ils évoluent… grâce au Conseil Général de la Somme en particulier, ce lieu est un dictionnaire ouvert dans lequel on peut aller d’une période à une autre en découvrant l’évolution de notre espèce… vous verrez les différents habitats, les différentes évolutions à travers les âges et vous pourrez découvrir pendant la saison estivale ou les vacances scolaires la façon de travailler de nos ancêtres en direct… à voir absolument…

Oppidum de la Chaussée Tirancourt et SAMARA

Vous pouvez également découvrir les livres de Monsieur Roger AGACHE qui a fait des photos aériennes sur la Région et qui a découvert de nombreux sites archéologiques. Les sites de Cocquerel, L'Etoile, Bailleul ou Bettencourt Rivière sont très riches en vestiges (voir photos de M.AGACHE).

Mais revenons à LONG. Nous pouvons admettre facilement qu’une cité lacustre ait pu exister dans nos marais…Notre Région était habitée ; de nombreuses découvertes à LONG ou dans les villages avoisinants l’attestent. La rivière « Somme » ou plutôt « Samara » coule au milieu de notre vallée entre Le Catelet et Long et c’est un lieu idéal pour s’installer…

Ces hommes sont déjà de véritables agriculteurs et de parfaits artisans. Ils connaissent la manière de défricher les forêts et savent depuis longtemps cultiver la terre.

Ils se servent d’un araire pour creuser le sol ; (nous avons la chance d’en avoir une à la mairie, elle nous a été confiée par monsieur Emmanuel PETIT, un amoureux de la préhistoire). Cet outil sera bientôt remplacé par la charrue qui retourne mieux la terre. Ces hommes savaient également moissonner, battre le blé. Ils cultivent l’orge pour fabriquer de la bière. Ils élèvent des animaux domestiques, savent faire le fromage, l’hydromel…

Ces hommes étaient également de vrais bâtisseurs avec un savoir-faire déjà tout à fait exceptionnel.
Après avoir coupé le bois, ils taillaient les poutres nécessaires à la construction des maisons et assemblaient le tout avec des chevilles… c’était déjà du grand art.
Tous ensemble ils construisaient leurs maisons et bientôt le village prenait corps…

Construction d’une maison en bois, torchis et recouverte de chaume ou avec des roseaux

… Au siècle dernier, Long avait encore des maisons recouvertes en chaume et nous connaissons encore des maisons en torchis… Malheureusement bien souvent lors de la restauration de nos maisons, le torchis laisse la place à d’autres matériaux… le torchis avait pourtant un pouvoir isolant non négligeable.

Beaucoup de métiers existent déjà à cette époque : le forgeron par exemple est un personnage important et son savoir-faire fascine; après avoir concassé des pierres brunes ou noirâtres et les avoir disposées entre les couches de charbon de bois, il allume le feu qui va permettre la fusion du fer. Il emprisonnera ce fer en fusion dans des creusets de terre pour en faire des outils, des armes, des bijoux.

D’autres métiers sont tout aussi importants, le charcutier, le tisserand, le tonnelier, le teinturier, la fileuse, l’ébéniste, le charron, le potier, etc…etc…

Les Gaulois construisaient leurs bateaux pour la pêche et allaient chasser le sanglier, le cerf ou d’autres gibiers. Cette tradition a perduré… et nous sommes toujours très attachés à ces pratiques ancestrales. La vie du village était codifiée et dirigée par un chef… tout ne se passait pas toujours bien, le Gaulois aimait les querelles et la guerre … son langage devait être le Celte…ses croyances étaient portées vers la nature, ils adoraient les sources, les rivières, le soleil, leurs Dieux étaient les compagnons de la vie quotidienne.Le sens de la famille est déjà très développé. Elle ne se limite pas au couple, elle groupe parents, enfants, grands-parents, cousins, frères et sœurs etc… plusieurs familles forment un clan. La femme tient un rôle important au sein de la famille, même si l’homme a droit de vie ou de mort sur sa femme et ses enfants.

Existait-il un druide à LONG ? Cueillait-il le gui avec sa faucille d’or ? On peut l'imaginer ; le prêtre ou druide était celui qui avait la connaissance et qui fabriquait les remèdes pour toutes sortes de maladie …les druides furent persécutés par les troupes romaines lors de l' invasion de la Gaule.. On dit que les Gaulois au Nouvel An criaient « Au gui l’An Neuf », alors… il est vrai qu’aujourd’hui pour certains d' entre nous la tradition d' offrir du gui à la nouvelle année existe toujours…Comme nous pouvons le voir, les Gaulois, nos ancêtres, nous ressemblaient beaucoup… et s’ils ne savaient pas écrire, ils étaient civilisés.

La vie dans notre région allait changer avec l’invasion de la gaule par Jules César en 58 avant Jésus-Christ. Les habitants allaient se mobiliser pour combattre l’envahisseur… c’est à cette époque que sont construits de nombreux oppidums (Liercourt, L’Etoile, La Chaussée Tirancourt etc… L’efficacité de la défense était accrue par le creusement de fossés qui fournissaient la terre des talus .Malheureusement les Romains après les avoir conquis vont s'y installer.

En 52 avant Jésus-Christ, c’est le soulèvement général de la Gaule avec à sa tête le plus célèbre des Gaulois, Vercingétorix… Il conduit une guerre sans merci aux Romains… il pratique la politique de la terre brûlée, empêchant ainsi les troupes romaines de se ravitailler… Il résiste à Gergovie, sa citadelle au cœur du pays des Arvernes, poussant César à abandonner le champ de bataille. Malgré cette victoire, les Gaulois doivent capituler quelque temps plus tard, après le siège d’Alésia (près de Dijon) par les Romains pendant deux mois. Vercingétorix se rend à César pour sauver ses guerriers, il sera emmené à Rome et décapité. Après l’écrasement des dernières révoltes en 50 avant Jésus-Christ, le bilan est lourd… un million de morts.

Les Romains, forts de leur victoire, allaient occuper notre pays pendant plus de cinq siècles. C’est l’époque gallo-romaine ; elle va changer radicalement notre Pays…

Rome divise la gaule romaine en quatre provinces pour mieux la contrôler. Nous sommes dans la région « Belgique » et nous sommes des AMBIENS.

Pendant des années, le pays va changer, la construction de routes pavées, plus de 20 000 kilomètres, va permettre une meilleure communication entre les régions (d’où certainement la maxime : tous les chemins mènent à Rome). La naissance de villes va apporter une autre qualité de vie et le développement du commerce.Dans les campagnes, des villas gallo-romaines vont être construites un peu partout. ( Il en existerait une sur la route d’Ailly ).

Les Gaulois vont vivre une longue période de paix et s’habituer à l’occupation romaine, prenant même quelques-unes de leurs traditions. Vers l’an 27 on peut découvrir Amiens, que l’on nomme à l’époque « Samarobriva », capitale des Ambiani, avec son forum, son amphithéâtre, son aqueduc,ses thermes publics, ses maisons recouvertes de tuiles et ses grandes artères… Notre population a vraiment pris toute la richesse de l’Empire Romain et a amélioré ainsi considérablement sa qualité de vie. Samarobriva offre tout le confort à ses habitants… Le commerce est prospère, les enfants commencent à aller à l’école…

Nous sommes vraiment devenus des gallo-romains…nous parlons le latin ou presque… le néo-latin plus exactement, le latin des soldats, des commerçants qui deviendra peu à peu le roman du moyen-âge et deviendra le vieux français. Le Picard découle de ce dialecte. Nous allons même jusqu’à adorer les Dieux romains et « romaniser » les nôtres. La seule chose que nous gardons, ce sont nos moustaches tombantes, nos cheveux longs, nos saies (manteaux) et nos braies (pantalons)… la toge n’a pas la côte… peut-être est-ce dû à notre climat…

Mais à LONG, il n’est pas certain que la population faîte à cette époque de paysans, de pêcheurs et de chasseurs aient tous adopté les mœurs romaines… ils ont peut-être tout simplement cohabité avec les plus riches pour le commerce. Nous devons laisser aller notre imagination…

Il reste peu de vestiges de cette époque et nous pourrions croire que l’occupation de notre région a été peu importante… mais Jules César, dans les commentaires qu’il faisait concernant la guerre des Gaules, prouve le contraire… on apprend même que la Somme va devenir une sorte de frontière.

Une voie romaine reliait Samarobriva à Abbeville et passait peut-être par la rue de la poissonnerie. Cette voie reliait peut-être également les oppidums de L’Etoile et de Liercourt ?

Voici quelques écrits qui nous éclairent un peu sur l' occupation romaine dans notre village.

1) Les neuf - détection par Roger Agache (1966) d' un grand enclos circulaire isolé (diathèque n°6724 Agache 1964 g.12 Agache et Bréart 1975 - 84)

2) Les onze - détection par Roger Agache (1974) d'un grand enclos circulaire double et irrégulier pas loin de l'enclos des neuf (diathèque n°6729-6734: Agache 1964 g 12 Agache et Bréart 1975 - 84)

3) Vallée Douillet (les combles, vallée du Wargnier, chemin de l'Etoile) détection par Roger Agache (1964) d' enclos circulaires, tâches, lignes, points, traces d' enclos ou de retranchement rectiligne (diathèque n°6725-6728; Agache 1974 a, 63; Agache et Bréart 1975, 84)

4) les dix-huit lors de la prospection A16 (G.Prilaux, 1994). Sur le plateau, à 60 cm de profondeur gisement de la Tène matérialisé par 49 structures (fossés rectilignes, trous de poteau et fosses). La prospection a permis de découvrir également de la céramique du haut Moyen-âge.

5) près du lieudit "dessous le bois" détection par Roger Agache (1975) de tâches et d'enclos irréguliers (diathèque n°6750; Agache et Bréart 1975 - 84)

(7 et Cool au lieudit "le rende Jacques" déjection par Roger Agache (1975) puis par la prospection A16 en 1991 (G.Prilaux et A; Bouvier, 1994) sur la plateau à 70 cm de profondeur découverte d' un habitat laténien matérialisé par des fossés rectilignes, des fosses et quelques trous de poteau. Découverte également de nombreux fragments de céramique non tournée et quelques éclats de matériel lithique. Ces prospections ont livré quelques indices gallo-romains ce qui pourrait confirmer la présence de constructions gallo-romaines détectées par photo aérienne. Ce site est dans le prolongement nord-ouest de (Agache et Bréart 1975, 84; Prilaux 1994; Bouvier 1994, 5-6; Bouvier 1995,153).

Prospections A16 (1991) sondage A16 (G.Prilaux, 1994) découverte sur le plateau à 70 cm de profondeur d' un habitat laténien matérialisé par 48 structures: fossés rectilignes, fosses et quelques trous de poteau. Ces recherches ont livré quelques indices gallo-romains (Prilaux 1994).

9) Prospection CIRAS (M et Y Duquef, 1987) découverte en fond de vallée de traces de fondations en craie sur environ 200 m sur 50 m et des morceaux de céramique gallo-romaine.

10) lieudit plaine d'Ailly lors de prospections de D.Boulanger (1994) découverte en rebord du plateau d' une petite villa gallo-romaine matérialisé par des tuiles, des moellons et des rognons de silex.

11) au sud du bois Flandre et près du n°10 ci-dessus détection par Roger Agache (1973) et prospection de D.Boulanger. Découverte d' une petite villa gallo-romaine orientée au sud-est matérialisée par des fondations de craie très apparentes (diathèque n°6742; Ben Redjeb 1995 a)

12) prospections de D.Boulanger. Découverte d'un écart gallo-romain matérialisé par une petite concentration de céramique (Ben Redjeb 1995 a)

13) les onze. Détection de Roger Agache (1964). Prospections de D.Boulanger (1988) découverte d'une petite villa gallo-romaine orientée au sud-est (diathèque n°6725, 6737-6741; Agache 1974 a, 63; Agache et Bréart 1975,84; Ben Redjeb 1995 a; Agache 1996)

Bibliographie: F Lefils.Géog.Hist et P des Communes de l' arrondissement d'Abbeville - 1868 P151

Au lieudit "le temple" traces de constructions... des vestiges de dallage ont été découverts par le soc d'une charrue.

Bibliographie: E.Delgove Notice sur Long et Longpré-les-Corps-Saints MSAP 17 1860 P425-426; Prarond 1867, 555)

Sur la crête du coteau (certainement le long du chemin d'Amiens) découverte d'une voie d'un kilomètre de long et large de 8 à 10 mètres. Elle se dirigeait d'est en ouest , en suivant la crête du coteau, en droite ligne sur le camp romain de L'Etoile. On la perdait en un lieu nommé la Trenquie, et qui effectivement est une tranchée bien conservée, qui faisait autrefois la séparation du Comté du Ponthieu et du Baillage d'Amiens

Bibliographie: A.Leduque, esquisse de topographie historique sur l'Ambianie (notre région), Amiens 1972 P79

B.SAINTES, stations préhistoriques: nouvelle découverte à Longpré-les-Corps-Saints, B.S.A.P, Tome XXXII, 1928 P474-479

E.PRAROND histoire de cinq villes et de trois cents villages, 4ème partie, Saint-Riquier , T1 P555 M.S.A.P, t11, 1839, P79 et T VI, 1843 P44

Dans le marais, sous le Directoire, découverte de haches en pierre,d'une épée gauloise, de deux coupes en belle poterie ornées de feuilles d' eau, d'un grand nombre de médailles et en 1803 une partie d'un magnifique groupe de bronze composé de lutteurs. Monsieur Morel de Camperville relate dans un article du bulletin de la Société d’émulation d’Abbeville (années 1834-1835 page 71) l’histoire de ces deux lutteurs… le combat d’Hercule et d’Antée.

Lors de l’hiver 1802-1803 monsieur Morel de Camperville fait l’acquisition d’une statuette de bronze trouvée à LONG sur les bords de la Somme qui représente un lutteur debout dans une attitude qui montre qu’il doit effectuer un geste qui demande beaucoup de force, malheureusement la statue n’a plus ses bras. Monsieur MOREL de Camperville montre cette statuette à monsieur TRAULLE qui lui en avait acheté une du même style et de même dimension, représentant également un athlète nu. Cette statuette avait été trouvée dans la vallée de la Somme, près de Cocquerel à une demi-lieue de LONG. Après avoir adroitement réuni ces deux pièces, leurs propriétaires ont pu convenir que l’ensemble devait représenter le combat d’Hercule, fils de Jupiter et d’Alémène, femme d’Amphytrion et d’Antée, fils de Neptune et de la Terre. Anté serré par Hercule tente de retrouver sa force en touchant sa mère. C’est pourquoi il est représenté avec une de ses mains dirigée vers la terre.. Mais il n’y arrive pas ; Hercule l’étouffe dans ses bras. L’attitude de ces lutteurs est remarquable et correspond exactement à la description du poète romain, Lucain, fait du combat d’Hercule et d’Antée.

Après plusieurs années de patience, Monsieur Morel de Camperville peut entrer en possession de la partie de ce groupe dont monsieur TRAULLE n’avait pas voulu se séparer. Il fait alors reconstituer l’ensemble. Par la suite, il le remet à son oncle, Monsieur Morel d’Arleu qui en fit don au Conservatoire du Musée Boucher de Perthes d’Abbeville en 1955.

Bibliographie: E.Delgove MSAP 2ème s 7 P426-427 -Vasselle p 461 n°52 MSEA 4 - 1838-1840 P279 E.Delgove MSAP, 17 1860 P426 - Prarond 1867,555; Van Doorselaer 1964, 266-267; Delamaire 1993,39)

Coteau (toujours le long du chemin d'Amiens, sur le coteau qui domine la rive droite de la Somme) : Vers 1850, découverte fortuite lors du défrichement d'une partie du bois, à proximité de la voie supposée romaine, d'une nécropole gallo-romaine et d'un vase contenant quantité de petites monnaies du Bas-Empire, contenant la sépulture d' enfants et renfermant des vases de terre rouge ornés d'arabesques; un squelette avec des fragments d' armure, une enseigne romaine c' està dire un chien en bronze long de 6 à 8 pouces posé sur un socle également en bronze et percée par le bas comme pour recevoir une hampe, ailleurs encore 4 squelettes enterrés à 4 pieds de profondeur, environ 1,30 m, d'une stature plus qu 'ordinaire, ayant entre les jambes et au-dessous des genoux un vase gallo-romain en terre ronde et sans anses. Non loin, il a également été trouvé un vase contenant de nombreuses petites monnaies du Bas-Empire.

Tous ces éléments nous démontrent sans aucune hésitation une occupation romaine.

Mais a-t-on vu passer les Huns dans notre Région ? l’histoire nous dit que ce peuple barbare et féroce a passé le Rhin dans les années 450 et qu’ils détruisaient tout sur son passage… rappelons-nous de leur chef Attila et de la fameuse maxime « où Attila passe, rien ne repousse ». Rien ne peut nous apprendre si notre territoire a eu à souffrir de ses méfaits. Ce qui est certain c'est qu'au cinquième siècle de nombreux peuples envahisseurs passeront par notre région, les Vandales, les Ostrogoths, les Wisigoths etc... le Nord de la France a souvent été le passage obligé des envahisseurs...

Plus certainement, nous pouvons penser que certains guerriers de l'un de ces peuples qui franchissent le Rhin vers les années 400 s’arrêteront à LONG. Ce sont les Francs…ils sont armés d’une hache, appelée francisque, d’où leur nom. Les Francs occupent le Nord de la Gaule romaine et sont divisés en plusieurs groupes. Dans notre région et jusqu'à la mer Ce sont les Saliens. Clovis, l'un des leurs, est proclamé roi d’un petit royaume en 481. Il est seulement âgé de 15 ans. On dit de lui qu'il est courageux, vioent, brutal, mais également habile en politique. Il se marie avec une princesse chrétienne, Clotilde, nièce du roi des Burgondes, et se fait baptiser à Reims en 496. La religion chrétienne se propage à une grande vitesse et Clovis avec l’aide des Evêques, devient le roi de toute la Gaule.

Ce sera la dynastie des Mérovingiens (481 à 751)

Clovis et le vase de Soissons

Clovis meurt en 511laissant à ces quatre fils le royaume qu'ils se partagent. Childebert hérite du royaume de l' ouest et l'agrandit avec la Normandie et la Picardie. En 561 il devient le roi du tout le royaume mais à sa mort ses quatre fils se partagent à nouveau le royaume. La rivière Somme devient la frontière entre l'Austrasie au nord et la Neustrie au sud.

Les derniers rois de la lignée de Clovis, appelés rois fainéants connaîtront tout au long de leurs règnes un grand danger pour leur royaume. Nous nous souvenons néanmoins du sympathique Roi Dogobert et de St Eloi, évêque de Soissons. La vie dans notre région est difficile, les pauvres sont nombreux et les Gaulois, Romains et Francs essaient de cohabiter.

Le royaume est en danger mais heureusement un maire du palais, Pépin d'Héristal, devient chef des trois provinces d'Austrasie, de Neustrie et de Bourgogne en 680. Son fils illégitime Charles Marrtel prend sa succession en 714. Cest lui qui réunira une armée de cavaliers qui repoussera les Arabes à Poitiers en 732.

Une nouvelle dynastie voit le jour, celle des Carolingiens. Charles Martel gouvernera pendant 27 ans sans être jamais Roi. En 741 son fils Pépin le Bref prend sa succession et se fait sacrer roi par Saint Boniface en 751et fait emprisonner le dernier Mérovingien dans un monastère. Son fils,le personnage le plus important de cette lignée, Charles 1er le grand dit « Charlemagne » (748-814) lui succédera. Charlemagne, grand guerrier, a conquit l’Allemagne, l’Italie et une partie de l’Espagne… Le 25 décembre de l’an 800, le pape le couronne Empereur. Pendant son règne, il développera l’agriculture, instaurera un pouvoir judiciaire et comme nous le racontait notre livre d’histoire « inventera l’école »… disons plutôt qu’il fera en sorte que les écoles se développent dans tout l’empine

Charles II le chauve

Mais revenons à LONG… ce n’est qu’en 844 , sous le règne de Charles II le chauve (823-877) que l’on entend parler pour la première fois du nom de notre village: LONG. En effet en cette année 844, une charte donnée par Charles le chauve assure au monastère de Saint-Riquier la métairie de Langoratum, villam Langoratum. La Commune de Saint-Riquier ou plutôt Centule est à l'époque plus importante qu'Abbeville. L'abbaye a été fondée par Saint-Riquier qui après avoir été converti à la religion chrétienne et avoir évangélisé sa région et une partie de l'Angleterre, revient dans son pays pour créer cette Abbaye dans le village de Centule avant de mourir vers l'an 645. Quelques années plus tard dans une autre charte, il est question de LONGUM SUPERIOREM, c’est encore bien de LONG dont on parle.

Dans le livre de l’Abbé DELGOVE nous lisons qu’en 864 une guérison miraculeuse eut lieu en faveur d’un mendiant de LONG au tombeau de St Riquier (d’après les Bollandistes). Le village de LONG existait avant celui de Longpré qui n’était qu’un démembrement d’une annexe de LONG. Longpré ne comptait que quelques maisons construites autour de son église et de son cimetière ST Martin. Notre beau village, LONG, tire donc l’origine de son nom du latin LONC-LONGUM SUPERIUS- LUNGAM-LONGO-LONGUS

Monsieur Paul DANTEN dit Victor, ancien Maire du village de 1965 à 1983, me disait que sa famille remontait peut-être au temps des Vikings.

Drakkar qui a peut-être remonté la Somme et passé dans Long avec ses terribles guerriers

Monsieur LOO dans son livre "Racines Picardes" nous dit que c'est dans la seconde moitié du IXème siècle que se produisirent la plupart des attaques normandes dans la vallée de la Somme: sur Grand Lavier en 845 puis en 861; il nous dit également que la commune de Saint Valéry est incendiée en 859 par un groupe de pirates qui remontent jusqu'à Amiens et que quelques éléments iront même jusqu'à Noyon. Le reste de ces hommes se replieront vers l'estuaire et seront délogés de Grand Lavier en 861. Ces Vikings viendront encore dans nos contrées en 881, 883 et 890. Lors de ses recherches ,Monsieur LOO comptabilisera 17 incursions de quelques mois près de chez nous dont 8 extrêmement isolés sur le terrain.

En novembre 885 ces Normands assiègent une nouvelle fois PARIS sans pouvoir y entrer...ils sont 40 000 montés sur 700 barques. Grâce au courage des Parisiens encouragés par leur évêque Gozlin et par le comte Eudes ( qui sera élu roi de Francie occidentale de 888 à 898) ces Vikings sont contraints d'abandonner Paris en novembre 886 et vont s'installer à l'embouchure de la Seine. Cette terre leur sera donnée, elle deviendra la Normandie...

Après ces temps quelque peu difficiles, la vie sociale de notre village se met en place. De nombreux villages existaient avant les seigneuries... avant le régime féodal qui voulait qu'il n'y ait pas de terre sans seigneur. Tout appartenait au seigneur, la terre comme les hommes qui la cultivaient.

An 1100 : Le Père IGNACE, dans son histoire ecclésiastique d’Abbeville et de l’archidiaconé du Ponthieu nous parle de plusieurs documents où il est question de LONG. Par exemple, dans un acte de fondation faites à l’église collégiale de St Vulfran, en 1121, par Jean 1er , comte du Ponthieu figure la dîme de LONG, décinam de Long. Puis en 1138, le fils de Jean 1er, Jean donne aux chanoines le droit de patronage sur l’église de LONG, ecclésiam de Longo (la coutume voulait que le droit de patronage appartienne à celui qui avait construit l’église). En 1205 , Guillaume III, comte de Ponthieu par un 3ème acte de fondation confirme et augmente les donations précédentes. Mais il faut savoir qu’à cette époque la seigneurie de LONG appartenait déjà à la maison de Fontaines. Plus exactement à Guillaume de Fontaines, chevalier, qui en 1119 était allié aux plus anciennes familles de Picardie. Son fils Aléaume de Fontaines , seigneur de Long et Longpé fut nommé mayeur d’Abbeville en 1185 (notons qu’Abbeville s’est dôté d’une charte l’année précédente par Jean, deuxième du nom, comte de Ponthieu) . Il était, dit le père Ignace, d’un port majestueux, adroit aux armes et d’une grande piété.

Le roi Philippe Auguste qui avait une grande estime pour lui le désigna pour être l’un des principaux chefs de l’armée française destinée à faire partie d’une nouvelle croisade contre les sarrasins. Sa femme Laurette, fille du seigneur et Comte Bernard de Saint Valéry, faisait preuve de beaucoup de charité et elle apprit la médecine pour mieux soulager et secourir les pauvres. Elle fait construire à Longpré une église en l’honneur de Notre Dame en 1190 .

Aléaume de Fontaines repartit pour une 3ème croisade sous la conduite de Jean de Ponthieu, deuxième du nom, qui périt avec la plupart de ses barons sous les murs de St Jean d’Acre en 1191. Il continua à se battre avec les chevaliers laissés en Orient par Philippe Auguste. Il fut même l’un des chefs à qui le roi confia, à son départ, la conduite de l’armée française . Le 10 avril 1204 il était à la prise de Constantinople. Aléaume de Fontaines mourut en 1205 sur une plage lointaine, victime de la peste. Son corps resta donc en terre sainte. Son aumônier Wibert rapporta des Saintes Reliques qui sont toujours dans l’église de Longpré-les-Corps-Saints. Richard de Gerberoy, évêque d’Amiens les dit authentiques le 4 août 1205. On peut aujourd'hui voir la statue d’Aléaume dans l'église de Longpré-les-Corps-Saints.

Cette même année 1205, quelques morceaux de ces reliques furent donnés à Guillaume III , comte du Ponthieu et de Montreuil,, et mis à l’église de Saint Vulfran à Abbeville.

Au début du 13 ème siècle LONG qui portait le nom de ville possédait un château fortifié et un hôpital situé près de la rivière du moulin et c’est certainement à cette époque que le village a vu sa principale mutation pour voir ses maisons se construire sur le coteau, ce qui donne le village que l’on connaît aujourd’hui.

Il existait déjà à LONG une église. Le père Ignace, dans l’histoire ecclésiastique d’Abbeville et de l’archidiaconé du Ponthieu, nous donne connaissance de plusieurs documents dont il est question de LONG. Dans un acte de fondation fait à Saint Vulfran d’Abbeville en 1138 Jehan compte de Ponthieu donne aux chanoines le droit de patronage sur l’église de LONG . Un deuxième acte émanant de Guillaume III, aussi comte de PONTHIEU daté de 1205 confirme le premier et renouvelle en particulier le droit de patronage sur les églises d’Epagnette, de Fontaine et de LONG.

Si la date de la première des chartes accordées à LONG ne peut être fixée avec certitude, on peut, sans risque de se tromper, la situer au temps d’Hugues de Fontaine.Il se signale à Bouvines (commune du Nord sur la Marcq) en faisant prisonnier Simon, comte du Ponthieu. Philippe Auguste, soutenu par des contingents des communes y vaincut jean de Santerre, les seigneurs de Hollande et de Lorraine ainsi que l’empereur Otton IV (Allemagne) et ses alliés le 27 juillet 1214 (25000 soldats français contre plus de 40000 combattants du côté de Jean de Santerre). Philippe Auguste (Capétien) emporte là une fabuleuse victoire qui lui donne la prédominance sur tous les souverains d’Europe. Cette victoire entraîne contre Jean de Santerre une révolte des barons et de l’église d’Angleterre qui l’oblige à accepter la grande charte (1215), base des libertés anglaises.

Dès lors grâce à la nouvelle charte, les habitants du village se dotent d’un rudiment d’organisation communale et désignent leurs échevins. La commune est née... et la première chose à remarquer à LONG, c’est qu’il n’y avait pas de « serfs », ce qui était très rare au Moyen-âge. Non seulement le mot « serf » est inexistant dans tous les documents de l’époque mais les diverses charges qui pourraient déceler un homme privé de liberté morale ou personnelle ne s’y voient nulle part (explique Jean Loo dans son livre). Si ces libertés subirent quelques fluctuations lors de la guerre de cent ans, elles furent entièrement rétablies à la fin du XIVème et nos ancêtres n’éprouvèrent pas le besoin, l’histoire le prouve, de changer d’air et d’aller s’établir ailleurs .

Au début du 13 ème siècle LONG portait donc le nom de ville et possédait un château fortifié et un hôpital situé près de la rivière du moulin qui ne devait pas excéder 6 pieds de large (actuellement ruedu 8 Mai). Une donation de 40 sous faite par Eremburge de Cataigne avec le consentement de son époux Henri de Vincheneuil en 1235 à l’hôpital de LONG en atteste (manuscrit de l’hôtel Dieu de Saint Riquier) ; il existerait dans le bois de Long une fosse appelée « fosse Marie Vincheneux".

.En 1233 à la mort d’Hugues de Fontaine qui fut inhumé à côté de sa femme dans le caveau de l’église de Longpré. Aléaume de Fontaine hérite de la seigneurie de Long, Longpré, Neuville au Bois, Tristrat et autres lieux . Une autre église succède à celle du 12 ème siècle construite par le chanoine Eustache de Fontaine, devenu seigneur de LONG à la suite du décès sans postérité de son frère Jehan de Fontaine .

Avant 1274 à la mort d’Aléaume II de Fontaines, c’est l’Aîné WITASSE seigneur de LONG , Longpré et autres lieux qui succède à son père. En 1286 il déclara par lettre scellée de son sceau : que ceux d’Amiens, ses bons voisins, ne doivent aucun travers à Long, ainsi en sont francs pour toutes sortes de marchandises. Deux ans après il vendit à Edouard 1 er, roi d’Angleterre, et à Aliénor sa femme, qui avait eu en dote sa terre du Titre pour 1125 livres. En 1291,il fit don aux habitants de Longpré de 2 journaux de terre au lieudit les Castiaux. En 1292, Witasse de Fontaines fit la reconnaissance du droit qu’avait le chapitre de prélever certaines redevances dans le moulin de Longpré pour l’acquit des obits de ses prédécesseurs. La seigneurie de Long et Longpré passa dans les mains de Jean de Fontaines fils cadet (Witasse était chantree). Jean épousa Jeanne de Rouergue et il mourut sans enfant en 1301.

En 1301 Witasse ou Eustache devint ainsi malgré lui seigneur de Long et Longpré. Le chapitre d’Amiens le nomma arbitre dans leurs différents communs avec messieurs de la ville alors pendant à la cour du parlement. Il est qualifié dans cet acte : de noble et puissant et discret messire Eustache ; sire de Long, préchantre d’Amiens. On trouve encore sa signature dans le même cartulaire, en l’année 1300, sous la rubrique du 17 décembre . En 1301, il maria sa sœur aînée à messire Jehan de Crésecques, Conseiller et chambellan du roi, et laissa aux deux époux le soin de choisir le vocable sous lequel serait dédiée l’église de LONG qu’il venait de faire construire. Ayant le même prénom, Jehan de Crésecques plaçait tout naturellement la nouvelle église sous le patronage de SAINT JEAN BAPTISTE qui est resté bien évidemment le saint patron du village. Sur le mur extérieur de cet édifice on voyait notamment trois écussons qui caractérisaient la maison de Fontaines.

Entièrement bâtie en pierre du pays, elle se composait d’une nef de 21 m et était large de 11,70m, d’un chœur terminé en demi-cercle soutenu par des piliers très simples adhérents à la muraille. Plus tard on agrandit la nef en lui adjoignant un bas-côté, sur le côté Nord . Devenue bien trop petite pour la population du village, cette église était au XIXème siècle dans un grand état de vétusté. A l’exception du clocher, elle fut démolie au printemps 1844 mais nous découvrirons cela en son temps....

Le chanoine Eustache de Fontaines mourut le 23 juillet 1318, à un âge très avancé, laissant la seigneurie de LONG et Longpré à Jean de Cresecques époux de sa sœur ainée Jeanne de Fontaines. C’est par lui qui se TERMINA LA BRANCHE AINE DE FONTAINES.

Jean de Crecques eut deux fils Vitasse et Willaume. Vitasse de Cresecques succède à son père vers 1340. Deux ans après il échangea un demi-journal de terre contre deux journaux que son oncle Vitasse de Fontaines avait donnés aux habitants de longpré en1292 pour le même usage.

Vitasse de Cresecques fut témoin des graves événements qui troublèrent en son temps le silence des rives de la Somme, lorsque Edouard III, roi d’Angleterre, après avoir ravagé la Normandie, le Beauvaisis et l'Amiénois, vint y promener sur son passage la dévastation et la ruine. Repoussé au pont de Long bien garni et défendu dont il avait voulu tenter l’attaque , trompé également dans ses efforts sur ceux de Pont-Rémi, de l’Etoile et de Picquigny, le roi anglais ne quitta les bords de la Somme qu’après avoir réchauffé sa colère par l’incendie des villages de Longpré et Fontaines, pour aller, après avoir passé le 24 août 1346 au gué de Blanche Tache, révélé par Robin Agace, de là attendre l’armée française dans la fatale bataille de Crécy le samedi 26 août 1346. (chroniques de Froissart, livre 1, partie 1 chapitre 276).

Vitasse, seigneur de Long, mourut vers 1350. Son fils, Jean de Cresecques hérita, mais mourut trois ans plus tard sans postérité. Son neveu Robert de Cresecques hérita la seigneurie et la vit presque aussitôt ravagée par la guerre.

A suivre ...


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MessageSujet: Re: Long le Catelet   Lun 25 Oct - 15:09





... Suite

L’armée française venait de perdre la bataille de Poitiers où le roi Jean fut fait prisonnier en 1356. .

Cette défaite déclencha de grands désordres dans le pays et des compagnies d’aventuriers( Anglais, Navarrais, Brabançons etc…) pillèrent les routes et les campagnes, brûlant tout sur leur passage et torturant même les paysans.
Des barons des seigneurs se mettaient à leur tête pour courir à des guerres d’aventure et opprimer les faibles.

En 1359 ces pillards, appelés navarrais parce qu’ils étaient engagés par Charles le mauvais, roi de Navarre, à peine délogés de Saint Valéry après 7 mois de siège, ils étaient poursuivis par l’armée du dauphin, lieutenant général du royaume pendant la captivité de Jean .
Ils rencontrèrent Philippe de Navarre, frère de Charles, accourant à leurs secours avec un corps de 3000 hommes.

Aussitôt les Dauphinois, désireux d’une seconde victoire, s’élancent sur les nouveaux venus. Mais ceux-ci, renseignés par la garnison chassée, rebroussent chemin, repassent la Somme à la hâte et se réfugient au château de LONG ( appelé forteresse Saint André).
Les Dauphinois les suivent et préparent l’attaque du château pour le lendemain. Le connétable de Fiennes était là.
Il pouvait être heure de vêpres, dit Froissart de nouvelles troupes arrivent de toute part, grossies par les communes voisines qui ont à cœur de venger sur les Navarrais l’incendie de leurs chaumières et la ruine de leurs champs.

Mais comme ces communes ne pouvaient sitôt venir que les gens d’armes, ajoute le chroniqueur, l’attaque du château fut remise au lendemain. Philippe profita de ce délai pour s’échapper avec tout son monde, vers minuit, en silence, et sans faire noise, par les derrières de cette forteresse. Il avait déjà fait plus de 2 lieues sur le chemin du Vermandois quand les Dauphinois s’aperçurent de sa fuite.
Ils s’élancèrent sur sa trace sans pouvoir l’atteindre. Cette défaite devint le signal des plus grands désordres. Le peuple s’indigna contre la noblesse qui ne savait que perdre les batailles et le génie révolutionnaire commença à se manifester en formulant ses conditions dans les états généraux de cette même année 1356.

Situé comme on peut le voir sur un point de passage de la rivière Somme, en ce pays de Ponthieu chargé d’histoire mais faisant l' objet de tant de convoitises, témoin de tant de batailles et d’invasions, le village de LONG a changé son implantation, quittant ainsi le marais et sa chaussée pour se rapprocher des murailles du château qui défendait l’accès au Nord de la Somme.

Puis en des temps plus tranquilles, LONG s’est épanoui au flanc du coteau... continuant à exploiter les marais pour la culture maraichère, le bois .
Les habitants extrayaient déjà la tourbe pour se chauffer et on pouvait voir les tourbiers tailler les fameuses "entailles" et emporter avec leur bateaux à fond plat les briques de tourbe. Mais ils se mirent à cultiver également les terres fertiles du plateau. Nos paysans y faisaient pousser l' avoine, l'orge, le seigle, le lin, le froment et même le houblon . La vie au village s’organisait ainsi au rythme des saisons.

Notre célèbre maxime prend tout son sens à cette époque...
LONG , GRANNE EGLISE, BIEU CATIEU, S’TETE DIN CHES CAMPS , SES PIEDS DIN L’IEU...
qui se traduit en bon français par LONG, grande église, beau château, sa tête dans les champs, ses pieds dans l'eau.
Même si ce n'était pas le même château ni la même église...

Mais revenons à l'histoire de ce village...Robert de Cresecques qui avait épousé Marguerite de Poix, le 19 février 1360 déclare par lettres authentiques que, comme vrai fils de l’église, il ne veut aucun droit de justice seigneuriale sur les maisons du chapitre de Longpré qui étaient au nombre de 12.

Puis LONG va voir une nouvelle fois s’accomplir dans son enceinte un événement important. Le désir de recouvrer la liberté après quatre années de captivité, a fait signer au Roi Jean (Jean II le Bon) le 8 mai 1360 le traité de Brétigny qui donne le Sud Ouest de la France à Edouard III d’Angleterre et qui replace le comté du Ponthieu sous domination anglaise.

Des lettres du monarque en date du 12 avril 1361 informent les Abbevillois qu’ils redeviennent sujets anglais . Mais dans la prévision de ces événements et afin d’ôter aux Anglais et aux Navarrais tout moyen de s’établir dans le Comté, ils avaient fait démolir les châteaux dont celui de LONG. Les seigneurs en cas de besoin aurait recours auprès du mayeur de la commune d’Abbeville..

Les longivois (sic) affligés démolirent le château et coupèrent donc le pont. Toutefois pour prévenir toute réclamation de dommages et intérêts,Les communes avaient demandé des lettres d’abolition au roi Jean, qui, heureux de la liberté recouvrée, accueillit leur requête à son passage à Abbeville, le 16 novembre 1630, déclara même qu’ils avaient bien agi et qu’ils ne pourraient pas être inquiétés à l’avenir .

Le château de LONG fut reconstruit par Robert de Cresecques quelques mètres plus haut en 1361, mais ce nouveau château n'avait plus les attouts d’une forteresse . Avec ce troisième château fut également reconstruit le second pont.

Pont au sujet duquel, en 1362, les seigneur et dame de Picquigny obtinrent,
(dit la Morlière dans le recueil des maisons de PICARDIE) lettres du roi Charles Quint (Charles v, fils de Jean, régent de France) adressées au Bailly d’Amiens Jean barreau, seigneur de Saint Maurice sur Loir, pour faire condescendre à la raison le seigneur de Cresecques et de Long qui depuis quelque temps avait fait bastir un pont sur la rivière de Somme audit village de Long, dont les bancs, estocs, ou piliers estoient si près l’un de l’autre que les grosses barques n’y pouvoient pas passer ; et d’outre plus prenoit cinq sols d’amende des nautonniers, qui passans par dessous heurtoient contre les dits piliers, au grand préjudice du Roy, dont les aydes diminuoient le trafic n’allant plus, du public qui en recevoit de grandes incommodités, et des dits complaignans seigneur et dame de PICQUIGNY…
si que par sentence dudit Bailly, visitation faite, le pont fut dessis, l’arche élargy iusque à dix-sept pieds et demy au lieu des treize et demy qu’il contenoit, aux dépens du seigneur de Lonc et de ses sujets.

Les seigneurs avaient l’habitude de barrer avec des chaînes les ponts ou les rivières pour faire payer un droit de passage. Le seigneur de Long avait sa barrière tant sur l’eau que sur terre au pont du village. Dans un aveu de 1689 il est indiqué : item, droit de travers tant par eaux que par terre, et pour les marchands passant entre les prés tant pour le Ponthieu que pour le Vimeu, à peine de 60 sols payés d’amende pour lequel droit de travers des routiers, menant vivres, doivent dire pour leur travers un patenostre à la crois de Long, quand ils passent. Et tout cela malgré l’interdiction du Roi Philippe II en 1219 ,

Robert de cresecques se montra bienveillant pour le chapitre de Longpré comme son oncle Witasse, et continua à autoriser de prendre pour le revenu temporel 35 journaux de terres labourables sises à Long que sur 10 journaux de prés dits prés des chapelains dans le marais et 30 livres de censives. Le fief du village de Long était tenu au terme de la St Rémi par une paire d’éperons et 60 livres ou environs et à Noël par 38 sous, 446 chapons, 39 poules et deux paires d’éperons de fer.

Le peuple commençait à s’émanciper et réclamait de toute part, le rétablissement des anciennes libertés et franchises communales. Déjà grand nombre de villages avaient obtenu des chartes municipales, mais ce ne fut , à ce qu’il paraît, qu’en 1379, qu’eut lieu le rétablissement de la commune de Long, qui s’était sans doute laissé confisquer ses anciennes libertés, car un aveu de 1386 dit qu’à cette date la commune était déjà de création ancienne.

Les seigneurs de LONG avaient donc octroyé aux habitants certaines franchises, cessions ou remises qui devinrent une coutume locale. Nous n’avons pas retrouvé l’original de cette charte qu’on voit reproduite dans tous les aveux servis depuis aux seigneurs : En voici les extraits puisés (M.de Boubers).

1 er les droits de notre mère sainte église, dudit seigneur, et de la dite communauté réciproquement gardés, et des seigneurs qui y ont seigneuries sous luy, dans toute l’étendue de la seigneurie de Long et de ses annexes, doivent avec nous les dits habitants et communauté perpétuellement, franchement et paisiblement demeurer et reposer, tant de corps que de biens, dans la dite ville de LONG et hameaux, en payant les droits, cens et droits d’aide au dit seigneur et ses successeurs seigneurs du dit Long, dans les trois cas quy suivent, et durant la vie d’un chacun seigneur, savoir : cinquante livres parisis, lorsque son fils aisné est fait chevalier ; lorsqu’il marie sa fille aisnée ; ou pour racheter son corps de prison de guerre.

2ème : Il doit y avoir audit Long six échevins lesquels se renouvellent chaque an, au jour du bois bourdy, autrement appelé le dimanches des brandons, quy est le première dimanche de carême. Et avant de sortir, les anciens de l’année dernière en font le dit jour deux, les autres habitants aussi deux, et les quatre élus ou nommés font les deux autres, tels qu’ils veulent, à choisir au dit Long ou hameaux. Les dits six échevins s’en vont se présenter au seigneur, s’il est au dit lieu, sinon à son bailly ou lieutenant, et ne se peuvent refuser, s’ul n’y a certaine suspicion ou cause légitime.

Le dit seigneur, ses bailly ou lieutenant font jurer et faire serment aux dits échevins de garder les droits de l’église, du dit seigneur et de la dite ville et communauté des dits Long et hameaux. Doivent les dits échevins rendre compte chacun an de leur administration par devant le dit seigneur, ses bailly ou lieutenant. Ne peuvent les échevins faire assiette dans le dit lieu de Long, sinon pour les affaires d’icelle ville, et encore avec le congé et licence du dit seigneur, ses bailly et lieutenant.

3 ème : Peuvent les échevins faire jurer les habitants quy voudront profiter des droits, privilèges, et franchises de la dite communauté, toutes fois qu’il leur plait, qu’ils garderont aussi les droits de l’église, ceux du dit seigneur et des dites ville, hameaux et communauté. Peuvent les dits échevins faire un sergent des hommes du dit Long, tel qu’il leur plait choisir, pour eux assembler, et pour tous les droits et profits de la dite ville garder, sans néanmoins que le dit sergent puisse connaître de la juridiction.
Peuvent encore les dits échevins élire deux d’entr’eux tel qu’il leur plait, pour d’autant mieux les dits droits et communauté, lesquels deux échevins sont tenus de faire et prester le serment accoutumé par devant le dit seigneur, son bailly ou lieutenant. Aura le messier ou sergent le thier des amendes allencontre des deux autres thiers quy appartiendront, l’un au dit seigneur, et l’autre à la dite communauté.

Si aucun des dits habitants jurés commettait mal, savoir injure, excepté laid fait, qu’entendons sang et plaie ouverte, le dit seigneur et officier ne peuvent mettre la main sur iceluy délinquant ni sur ses biens, mais l’injure et lefait doivent être jugés par les dits échevins, suivant l’ancienne coutume du dit lieu de Long, s’il est ainsi déterminé par la même coutume, sinon par celle de la ville d’Abbeville.

4 ème : Le prévôt, autrement sergent du dit seigneur au dit lieu de LONG, doit faire et prester le serment, et être reçu par le dit seigneur et son bailly, et non par les échevins, à l’effet de faire par luy tous les ajournemens du dit lieu de Long et hameaux ;

si aucun des dits jurés fait clameur devant le dit prévôt, et iceluy veut le prolonger, son droit de clameur viendra par devant le bailly, et les dits échevins, et par eux sera jugé, sauf le droit du dit seigneur et son dit prévôt.

5 ème : Ne peut le dit seigneur de long prendre ni faire prendre gage es maisons des dits jurés, excepté pour les cens qu’ils luy doivent, sans les dits échevins ou sergents d’icieux.

Le dit seigneur ou autres ne peuvent prendredans les dits village et hameaux aucun venel, c’est à dire aucune marchandise, sans argent ou sans gage, fors par la grace du vendeur.

Les vassaux et tenant féodalement du dit seigneur doivent aider aux besognes de la dite ville… à savoir de cent livres, dix livres.

6 ème Les dits jurés doivent faire faire la fermeture de pelle et de verge suffisante, et quand besoin sera, et lorsque le dit seigneur le requerre, de la porte Fourquet de Condé quy fut descendant à l’eau quy vient de Rad de fosse.

7 ème : Est tenu le dit seigneur de faire à ses dépens et entretenir l’arche du milieu du grand pont sur la Somme, aussy bien que l’arche du milieu du pont du molin à bled, avec les chaussées ou couvertures desdittes deux arches ; le surplus des chaussées et voyes publiques du dit Long, la fermeture de la ditte ville, avec les chevets et surplus desdits deux ponts, aussy bien que le pont entier de la rivière des Planches, sont en la charge de la ditte communauté.

8 ème : Quiconque le seigneur veut affranchir en icelle ville, faire le pourra, sauf les droits et coutumes de la même ville.9 ème : Maisons ne doivent être abattues pour méfait, ni aucun juré banni des dites villes et hameaux pour dettes, ou pour forfait.

14 ème : il doit y avoir au dit Long mesure à blé et à l’avoine, avec poids et marques, aux jauge et poids de la ville d’Abbeville, et doivent les dits échevins faire trouver, savoir : boiceau, demy boiceau, et les donneront à garder à quy il leur plaira, et en a le dit seigneur les mesurages et profits.

15 ème : Il peut et doit y avoir au dit Long scel grand et petit, aux armes de Long, et dont les dits échevins ont la garde, et scellent d’iceux tout ce quy est fait et passé devant eux, avec salaires raisonnables qu’ils en reçoivent ensemble, des chirographes, contrats, procurations, et actes de justice à eux afférants.

16 ème : Si audit Long il advient délit et débat, demeslé ou laid dit,le fauteur échoit en quinze sous parisis d’amende dont le dit seigneur a la moitié, la dite ville cinq sols, et le prévôt les deux autres sols six deniers.

17 ème : Si le dit seigneur fait tenir dans ses prisons aucun juré du dit Long, et les dits échevins le requièrent, le dit seigneur le doit rendre aux dits échevins, sans pouvoir le refuser du moins par caution, si ce n’est qu’il soit prisonnier pour vilain cas, et aucun crime et emende extraordinaire.

18 ème : Les vins qu’on vend ou vendra dans la dite ville de Long, le prix et l’affeur y sera mis par le dit seigneur, et de chacune pièce aura son droit d’afforage, de celuy à quy le vin est et appartient, et des vins, cervoises et autres menues breuvages, le dit seigneur doit aussi avoir son droit, néanmoins seront afforés et les taux mis par les dits échevins.

19 ème : Doivent les dits habitants faire retenir frocqs, puisoirs, et puits du dit Long à leur coust, et ainsy qu’anciennement a été fait et usé.

Par cette charte les habitants de LONG avaient obtenu de nombreux droits et privilèges. Ils étaient administrés par leurs élus ou mandataires qui jugeaient les plaids des bourgeois, toutes les fois qu’il y avait lieu.

Le mot Commune était même devenu chez eux un mot puissant et sauveur, car si un bourgeois ou juré refusait aide et assistance à quiconque avait crié Commune, il était puni par les échevins (Louandre Histoire d’Abbeville).
Mais si les seigneurs de Long ont concédé à cette époque aux habitants une charte de commune et un droit d’échevinage, il n’est pas prouvé que la même concession a été faite à ceux de Longpré.

Après avoir quitté leur commune pendant les guerres, les habitants de Longpré rentrèrent chez eux mais ils avaient compté sans les habitants de Long qui bien loin de fêter leur retour, leur suscitèrent de nouvelles altercations, en excipant contre eux de leur interruption de jouissance, pour les déclarer déchus de leurs droits de pâturage en commun dans les marais concédés par Aléaume de Fontaine en 1236.
Les habitants de Long les empêchèrent de mettre leurs bêtes dans le marais. Ce qui donnera pendant des siècles des conflits connus sous le nom des "prés volés".

Robert de Cresecques mourut vers 1400…
Il laissa un fils unique prénommé Robinet (on célébrait le 10 décembre à Picquigny le chef de Saint Robert de Cresecques …
(était-ce lui ?).

Robinet de Cresecques fut donc héritier de la seigneurie de LONG et de Longpré et épousa la dame Liénor de Jumelles.
Ce fut de son temps que les Anglais revinrent encore troubler la paix des rives de la Somme, sous la conduite de leur roi Henri V, le plus redoutable rival de la France.

Le 13 octobre 1415, ce prince campe à Bailleul avec l’intention de forcer le Pont Remi. Mais, trompé dans ses efforts comme l’avait été un demi-siècle auparavant Edouard III, il échoue également comme lui dans l’attaque du pont de Long, et se retire sur Airaines, soulageant sa vengeance par l’incendie de Longpré et des autres villages qu’il rencontre sur sa route, prenant hommes et emmenant grandes proies, dit Monstrelet, jusqu’à la plaine d’Azincourt,, non moins fatale à l’armée française que celle de Crécy.

Bon de Cresecques, fils aîné de Robinet succède à son père Robinet dans la seigneurie de Long et Longpré. Il avait épousé Marie-Jeanne de Harcourt, sœur germaine de Jean de Harcourt, évêque d’Amiens vers 1331. Il eut un fils Jean et une fille Marguerite qui épousa messire Martin seigneur de Rely.

En 1415, Henri V roi d’Angleterre, ayant débarqué en Normandie, s’efforça de passer la Somme.
Ayant tenté vainement de forcer le gué de Blanquetaque, il vint camper le 13 octobre à Baïeul dans l’intention de prendre le Pont-Remy ; repoussé là aussi le 14, il descendit vers Long, dont le duc de Vendôme, alerté , avait fait fortifier les abords. Henri V se présenta le 15 octobre devant le pont de Long et y fut vigoureusement accueilli ; la bataille dura tout le jour mais le pont resta entre les mains des défenseurs. Les anglais se retirèrent sur Airaines brûlant au passage Longpré et Bettencourt « prenant homes et emmenant grandes proies » ;

Jean de Cresecques , fils de Bon hérita donc de son père la seigneurie de Long et Longpré. Il avait épousé d’après le père Ignace la dame de Fromenhen, nommée Bonne de Frémessant dans les archives du Chapitre. Il n’eut de cette union qu’une fille, du nom de Jeanne, qu’il maria à Jean de Croy vers 1590, et à laquelle il donna sa seigneurie par acte passé à Hesdin le 24 mai 1489.

Avec lui se termina la branche des aînés de CRESECQUES qui avaitt possédé la seigneurie de LONG de 1318 à 1489 soit près de 200 ans.

Longpré aurait obtenu le 5 juin 1483 de Jean de Croy et de Jeanne Cresecques le renouvellement de sa charte communale
(il n’existe aucun acte authentique et les copies sont très certainement fausses (les dates ne correspondent pas au temps où Jean de Croy était seigneur de LONG !!!)

Longpré dans son procès contre Long pour l’obtention des près volés s’en servit… des lettres attribuées au même Jean de Croy quoique portant une date plus ancienne d’un siècle, le 15 mai 1383, ont été également revendiquées comme un titre par les habitants de Longpré. « pour ces causes et autres à ce mouvants, iceux privilèges et franchises, dons et octroys et consentements faits par nos dits antécesseurs aux dits habitants de Longpré, touchant la dite communauté et chasse des dits pâturages dessus déclarés pour leurs dits bestiaux et autrement, avons loué, confirmé et approuvé, et par la teneur de ces présentes, louons, confirmons et approuvons, et les avons eu et avons agréables, et voulons qu’ils sortissent leur plein et entier effet au profit des dits habitants de Longpré et qu’iceux habitants et leurs dits bestiaux jouissent entièrement les dits paturages comme dessus déclarés ».

L’Abbé Delgove déclare son peu de confiance dans ces écrits, copie que refusa l’avocat de Long remarquant que le style et l ‘écriture en étaient récente et que la date indiquée est antérieure de cent six ans à Jean de Croy et que cette copie est écrite sur du papier et non sur parchemin comme c’était l’usage.

Enfin les armes de Croy que porte chaque feuillet sont surmontées d’une couronne au lieu d’un casque. Or on sait que ce ne fut qu’après Henry IV qu’on substitua une couronne au casque.

Jean de Croy, duc d’Havré était conseiller et chambellan du roi d’Espagne.
Il a fait une déclaration sur l’original des biens et revenus de l’Hôtel-Dieu du village de LONG.

C’était une maladrerie sous le vocable de Saint-Nicolas. La chapelle était dotée de 200 livres pour l’acquit de deux messes par semaine. (Manuscrit de Masclef et Riencourt). Jean de Croy, chevalier seigneur de Roeux, Baurainberg, Long, Longpré, Hangest etc.. était le fils cadet de messire Antoine de Croy, comte de St-Porcien, à qui Louis IX fit don du Comté de Guines, par lettres patentes de septembre 1461, et frère puiné de Philippe de Croy, comte de St-Porcien , époux de Jacqueline de Lusembourg, chambellan héréditaire de brabant, seigneur d’Airaines, mort en 1511 (ses armes qui étaient d’argent à trois fasces de gueules, écartelées de Cresecqyes et de Renti, se voyaient incisées dans l’une des murailles de l’église de LONG.)

Jean de Croy eut trois fils et une fille : Ferry de Croy qui fût après lui seigneur de long et Longpré ; Jean seigneur de CRESECQUES, Philippe homme d’église, Iolande mariée à Claude de Bandosse seigneur de Moulins en Lorraine.

Ferry de Croy était déjà en 1505 seigneur de LONG et de longpré, Hangest et autres lieux. Il fut comte de Roeux, chevalier de la Toison, grand maître d’Hôtel de l’Empereur Maximilien et grand maréchal de ses armées. Il épousa dame Lamberde de Brimeu, fille du seigneur de Humbercourt, comte de Méghen. Ferry de Croy mourut le 17 juin 1524. En 1529 sa veuve contribura à payer la rançon du roi françois 1 er pour la somme de six livres.

Ferry de Croy eut 3 fils et une fille. L’aîné fut Adrien, seigneur de Roeux, qui mourut sans postérité, le 5 juin 1553. Le cadet, Jean qui suit fut seigneur de FROMEHEN. Le 3 ème avait pour prénom Eistache et devint évêque d’Arras; il mourut en 1538. La fille s’appelait Marie.

Jean de Croy qui avait épousé Marie de Recourt, survécut à ses deux frères. Il fut seigneur de Long, Longpré, Hangest-sur-Somme, Beaurain, Wiry, Doudelainville, Marcheville, Wirimont,Wirival, Métigny, Blangy-les-Normandie, Folimprise, Oschy etc… chevalier, comte de Roeux, chambellan du roi d’Espagne et capitaine de 50 hommes d’armes des ordonnances du roi. Il contribua à la rançon de François 1 er pour 38 livres, 2 sous, 6 deniers. C’est lui aussi qui fit reconstruire l’église de LONG, renversé par la foudre le 14 juillet 1554. ( ; une inscription était d’ailleurs inscrite au bas de la Tour qui a disparu aujourd’hui) :

« en l’an mil chinq cens cinquante quatre

au mois de juillet proprement

le quatorzième jour sans débats

vint un orage véhément

lequel par un trez grand tourment

de foudre, tempeste et tonnoire

la flèche abattit razement

de ce clocher chose notoire »


C’est sous le règne de François 1 er que la tenue des registres de l’état civil fut obligatoire (règne de François 1 er : 1515 – 1547. Valois Au cours du XVème siècle le clergé avait bien par-ci par-là relevé des faits relatifs à l’état civil des personnes mais il n’en existerait pas sur LONG. La société féodale allait se servir du modèle de la rome antique pour enregistrer les actes de l’Etat Civil ; 3 noms, ce qui va donner l’ajout d’un autre prénom, nouvel élément distinctif. (Le livret de famille vit naissance lors du 19 ème siècle. ) non pas sous le règne de FRANCOIS 1 ER mais de Henri III dont le règne dura de 1547 à 1552) A VOIR

En 1550 la Commune comptait 500 habitants et les tourbages étaient déjà en cours.

Le 1 er avril 1562, les échevins de Long servirent à Jean de Croy un aveu dont nous donnons ci-dessous un extrait. L’original de cet aveu est sur parchemin. Copie en a été faite immédiatement et lue aux habitants de LONG et Catelet qui l’ont acceptée dans toute sa teneur.

Colar Lédevin et Christophe Lointier furent les notaires rédacteurs. L'Abbé Delgove indique que les marais et pâturages, tenus alors pour une livre de poivre, représenteraient vers 1860 une valeur de 3 à 4 millions de francs. Une terre située entre Long et Longpré était même tenue pour un chapeau de roses, une autre pour un étoeul ou petite balle servant au jeu de paume.

Une autre encore pour la prose du jour de la chandeleur qui devait être copiée proprement et apportée au seigneur le matin du jour de la fête.

Texte : page 56 cet aveu de 1562 a été signé également par Jacques Moinet, Nicolas Carpentier,, Nicolas Monsselet, Eristine Gamin, Jean Ivonet, Jehan de Longuet échevins de LONG, en son article 28 la charte prévoit que si " aulcun du dehors vient demourer en la dite ville et voeuille avoir mazure et estre du nombre des dicts jurez, moi, dict seigneur, lui pourra donner en la cauchie(chaussée du Catelelt) et distes pastures, lieu raisonnable et un journel de pré derrière icelle mazure » ce qui tend à prouver que Long réservait à l’époque un accueil favorable aux paysans d’outre terroir qui désiraient s’installer à LONG.

L’aveu qui vient d’être cité avait d’abord été présenté à Christophe de Bluttefière, écuyer, seigneur de la Haye, premier échevin d’Abbeville en 1561, alors bailly et garde de la justice, terre et seigneurie de Long, Longpré Hangest etc…, qui refusa de la recevoir Etant mort peu de temps après il fut remplacé par Jehan Gallet, licencié es lois et avocat au siège présidial de la comté et sénéchaussée de Ponthieu qui se montra moins difficile et reçu l’aveu le 24 avril 1566. A la suite de l’acte de réception quelques omissions faites sont réparées.

Jean de Croy, comme ses frères sans enfant mourut vers 1570. Sa sœur Marie était morte avant lui le 6 juin 1546 et avait reçu en dot quelques temps auparavant de son frère aîné Adrien les terres de Long, Longpré, Hangest etc… dont elle ne devait jouir qu’après la mort de ses autres frères Jean et Eustache.

Le cartulaire de Longpré nous apprend qu’Eustache était encore seigneur de Long en 1606. Cette même année il fit à Saint Omer, lieu de sa résidence, un bail à ferme de la maison seigneuriale de long et des revenus de ses autres terres et seigneuries, moyennant 12324 livres. Une clause de ce bail portait spécialement que le sieur Moitié, preneur, serait tenu de faire layer et abattre par ses soins les trois journaux de basse-futaie que le chapitre avait droit de couper chaque année pour son chauffage dans le bois de Longpré, afin de laisser lesdits trois journeux de bous suffisamment estallonnés.

Avec Eustahe finit la branche des Croy (de long) qui possédèrent cette seigneurie depuis 1489, c’est à dire plus d’un siècle. Marie de Croy sa sœur était morte ; comme nous l’avons dit longtemps avant lui.

Adrien de Boulainvilliers, époux de cette dernière, que LA MORLIERE nomme Philippe, descendait de Charles seigneur de Boulainvillers vicomte d’Aumale et de Marie de Bourbon fille de Louis comte de Roussillon amiral de France en 1466. Adrien de Boulainvillers (Philippe ??) fut vicomte de Dreux et baron de la Coudraye. Il portait fasces d’argent et de gueulles de huit pièces. Il eut pour fils Adrien de Boulainvillers, vicomte de Dreux. Adrien de Boulainvillers épousa dame Charlotte de Saveuse, fille aînée d’Imbert de Saveuse, bailly d’Amiens, maître des requêtes de l’hôtel du roi François 1 er qui l’envoya dans ce pays pour fixer les limites de la Picardie et de l’Artois. IL eut deux enfants Daniel et Judith laquelle fut mariée au sieur de Soulerre.

C’est à peu près à cette époque qu’on voit les échevins de Long assigners à la requête du procutreur du roi, à l’effet de fournir les titres et concessions en vertu desquels ils jouissent eut et la dite communauté des communes, pastures et usages étant au dit lieu (près volés).

Texte :

En 1589 le duc de Mayenne vaincu à Arques par Henri IV battit en retraite vers l’Artois ; une partie de ses soldats passèrent la Somme à LONG, pendant qu’un détachement tint garnison au château pour disputer le passage aux vainqueurs, qui d’ailleurs ne se présentèrent pas.

Le 17 décembre 1594 (Louandre) le Roy Henry IV voulut visiter les villes de l’Artois et de la Flandre. Il se rendit à Amiens en voiture où il s’embarqua sur une gribane avec laquelle il descendit la Somme. Il passa à LONG et s’arrêta à Pont Rémy où il dormit au château. Le lendemain les magistrats municipaux d’Abbeville reçurent le Roy à une demi lieue de la ville. Henri IV reprit le lundi matin la barque qui l’avait amené et regagna Amiens par l’eau.

Le 16 juin 1625 fut célébré c’est un nouveau cortège royal qui traverse Long par la route royale (rue de la poissonnerie). En effet Henriette-Marie sœur de Louis XIII, qui avait épousé le 11 mai 1625 par procuration le roi d’Angleterre Jacques 1 er, accompagnée par Marie de Médicis, Anne d’Autriche et une grande partie de la cour ainsi que le duc de Buckingham amoureux de la reine de France Anne d’Autriche, quittèrent Amiens pour se rendre à Boulogne par abbeville pour se rendre en Angleterre. (le mercure François)

Daniel de Boulainvillers vicomte de Dreux baron de la Coudraye succéda à Eustache de Croy dans la seigneurie de Long et de Longpré. Il épousa dame Madeleine Halluin, delaquelle il eut entre autres enfants dont les noms nous sont inconnus, Abraham de Boulainvillers qui suit. Le 22 mai 1628 les échevins de Long lui ont servi, au nom des habitants un aveu absolument identique à celui de 1562. Mais rien ne prouve qu’il ait été reçu ni même signifié. Daniel de Boulainvillers gentilhomme ordinaire du Roi, mourut en son château de la Coudraye en Vimerais le 24 novembre 1630. Il fut inhumé dans les caveaux de l’église de Longpré.

Abraham de Boulainvillers son fils chevalier vicomte de Dreux baron de la Coudraye devient après lui seigneur de Long Longpré Hnagest et autres lieux. Le 14 janvier 1631 il reçoit un aveu comprenant les terres appartenant à l’église de LONG. En voici le titre :

Dénombrement des terres appartenantes à l’église de Dieu et de M. St Jehan Baptiste de LONG que font les marguilliers, échevins et habitants du dit Long, à haut et puissant seigneur messire Abraham de Boulainvillers, chevalier , vicomte de Dreux, baron de la Coudraye, seigneur de LONG, Longpré, Han,gest et autres lieux. Le premier article porte : avouant la dicte église este bastie sur le fief de mon dit seigneur, néanmoins titres amortis. Puis suit la désignation des pièces de terre, avec les droits de censives de chacune d’elles. Au bas de cet acte on lit un reçu écrit tout entier de la main de ce seigneur, et qui est terminé ainsi : fait à Longpra (sic) el quinzièem janvier mil six cent trente et un.

Un autre aveu semblable lui est servi le 21 avril 1634; en voici le dernier article: Pour lesquelles terres les marguilliers, échevins et habitants de Long, présentent à mon dit seigneur la personne d’Alexandre Tillier à homme vivant et mourant. Tesmoings nos seing cy mis, le vingt et unième jour d’apvril mil six cent trente quatre. Cet aveu a été reçu en ces termes : J’ay soussigné rescu Alexandre Tillier, lequel l’on m’a présenté pour home vivant et mourant pour l’esglise de Long et aultre, la some de quarante et une livres 12 sols, sur et en tant moins des droits de relief à moy deubs par ycelle dicte esglise, à cause de la mutassion d’homme, yceulx quarante deux livres douze solz payés par les mains d’Antoine Daulte le jonne, avet les censives deubs par la dicte esglise pour l’année mil six cent trente trois. Fait à Longpra sans préjudice de plus s’il a trouvé qu’estre deub, le vinguniesme apvril milsix cent trente quatre signé : A. DE Boulainvillers. (livre de l'abbé Delgove)

Un autre récépissé, écrit également de la main de ce seigneur pour une autre mutation d’homme, est daté de Long le 22 novembre 1642.

En 1639 le village, sans défense à cette date, fut pillé par les troupes du Maréchal de la Meilleraie.

Le 22 juin 1658 dans un acte de mariage on peut lire que Pierre de Cailly était échevin de LONG.

Quant à Abraham de Boulainvillers, il mourut vers l’an 1656, terminant ainsi la branche des BOULAINVILLERS qui possèda la seigneurie de Long et Longpré pendant un peu moins d’un siècle. L'abbé Delgove dans son livre ajoute que se voyant sans postérité, il n’avait point eu à prendre souci de l’avenir et s’était laissé aller à d’assez grandes dépenses qui avaient amoindri l’héritage reçu de ses pères. Aussi sa terre et seigneurie de Long était-elle grevée de dettes, quand elle échut par sa mort à sa nièce Anne de Dangueulles, épouse de Philippe de Montigny. Celui-ci qui possédait déjà les terres et seigneuries de Montigny, Sours, Ponessant, le Verger etc … y ajouta donc celles de Long et Longpré etc… Philippe de Montigny était chevalier, conseiller et maître d’hôtel ordinaire du Roi, gouverneur pour sa majesté des ville, château et citadelle de Dieppe et forts en dépendants. Il mourut peu après et son épouse garda quelques temps encore la seigneurie de LONG et Longpré. L'abbé Delgove nous apprend encore qu'elle eut avec ce chapitre de ce dernier lieu une discussion assez vive à l’occasion de la collation des bénéfices des deux chapelles de St Nicolas que le chapitre revendiquait comme fondateur des dits chapelles en 1212. la dame de Montigny porta le différent à la barre du parlement et en obtint un arrêt qui lui donna gain de cause.

En 1689 Guillaume de Montigny, vicomte héréditaire de Dreux, seigneur de Montigny, Perreaux, Ponessant, Bauchen, Fontaine l’hermite, Sours, Chandres , Brétigny, Sochevile, Luce, Fresne en Dunois, Baron de la Coudraye, fils de Philippe, succéda à sa mère dans la seigneurie de LONG et Longpré. Il avait épousé une dame Cannet et vivait la plupart du temps à LONG.. Le 4 novembre de la même année, il servit au seigneur de Labroye un aveu et dénombrement de sa terre et seigneurie.

Merci à Emmanuel Petit, Madame Loo, Monsieur Paul DANTEN, Monsieur Raoul DANTEN etc... sources: La guerre des GAULES, archives départementales, encarta, encyclopédie universalis, encyclopédie Atlas,Livres Roger Agache, et divers ouvrages sur l'histoire de notre Région.

à suivre... Lionel BACQUET



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MessageSujet: Re: Long le Catelet   Lun 25 Oct - 18:22

magnifique !
René je t'ai laissé un message ...

à bientôt
merçi
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MessageSujet: Re: Long le Catelet   

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Long le Catelet

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