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 Saint Riquier

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audomar62
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Age : 69

MessageSujet: Saint Riquier   Mer 4 Aoû - 9:30




Saint Riquier


•Les Villages de la Baie de Somme


Saint-Riquier, autrefois appelé « Centule » (la ville aux cent tours) est une ancienne cité monastique qui s’est
développée autour du monastère fondé au VIIe siècle, en 625, par Riquier, propriétaire terrien converti au catholicisme qui
évangélisa le Nord de la France.

L’abbaye connut son apogée à l’époque de Charlemagne et comptait, en l’an 800, plus de 300 moines et une école réputée.
La ville de Centule, qui bénéficiait de cette prospérité et s’était protégée par des fortifications, aurait abrité jusqu’à 15 000 habitants ; elle fut capitale du Ponthieu aux Xe et XIe siècles, avant d’être supplantée par Abbeville (Abbatis Villa ou
domaine des Abbés) où un port avait été créé. Au Moyen Âge, Centule prend le nom de Saint-Riquier en raison de la
ferveur des pèlerinages aux reliques du saint, mais les habitants conservent le nom de Centulois.

Longtemps ville fortifiée du Royaume de France, dont elle possède les armes, Saint-Riquier a subi de nombreuses
invasions et destructions.

Les armoiries officielles de la ville de Saint-Riquier se présentent sous la forme d’un semis de fleurs de lys d’or sur
champ d’azur, le tout couronné de murailles.

Saint-Riquier a donc le rare privilège de pouvoir arborer les couleurs et attributs de la royauté française. La cité doit cette distinction à son long et riche passé, à sa fidélité aux princes du Royaume de France, aux prix de ses sacrifices pour en
assurer la protection et la puissance.

La Province de Picardie fut rattachée au Royaume de France tout à la fin du Moyen Âge, une première fois en 1477 sous le
règne de Louis XI et son annexion confirmée une seconde fois, et définitivement, en 1482, après la victoire de ce dernier sur
le Duc de Bourgogne Charles le Téméraire.

Dès lors, Saint-Riquier va jouer le rôle de place forte, réputée quasi-imprenable à la frontière nord du royaume, face à la
Province d’Artois, possession de la Maison d’Autriche jusqu’en 1659. François 1er viendra en personne la conforter dans ce rôle
stratégique.

Si la commune ne compte aujourd’hui que 1 200 habitants environ, elle conserve néanmoins un riche patrimoine historique et touristique.


Lieux et monuments-

Eglise abbatiale : construite à l’emplacement de l’église carolingienne détruite par les invasions normandes et les
incendies, cet édifice du XIIIe siècle est l’œuvre de restauration de 4 abbés entre 1257 et 1536 et a connu les différentes
étapes du gothique. Longue de 96 mètres, large de 27 mètres et haute de 50 mètres, elle possède une façade de style gothique
flamboyant du XVe siècle.

À l’intérieur, le style est plutôt classique, dans les boiseries, les grilles et la décoration en marbre du XVIIe siècle sous
l’influence de l’abbé Charles d’Aligre. On peut également y admirer les tableaux de peintres du XVIIe siècle
(Jouvenet, Bon Boullongne, Hallé…),un Christ de Girardon, ainsi que la salle du Trésor, où est contée (lors de visites guidées)
l’une des plus extraordinaires légendes du MoyenÂge.


- Hôtel-Dieu :
L’évocation la plus ancienne de cette institution remonte à 1199.
Il fut à l’origine dirigé par des Frères et des Sœurs, puis par les Sœurs Augustines qui restèrent à Saint-Riquier
jusqu’en 1963. À la Révolution l’Hôtel-Dieu devient un hospice civil. Les bâtiments actuels ont été construits de 1688 à 1704.

On remarque surtout le cloître en briques et pierre et la chapelle dédiée à Saint-Nicolas, élevée de 1717 à 1719, et consacrée
en 1720 par l’évêque d’Amiens. Cette chapelle s’enrichit au cours du XVIIIe siècle de précieuses ornementations, la plupart de
style baroque-rocaille (tableaux de Parrocel, grilles de fer forgé attribuées au Vivarais).

Cette décoration a été complétée en 1753 par un autel monumental orné de statues, le tout en bois sculpté exécuté par Pfaffenhoffen dit Pfaff.

- Beffroi :

Il est le symbole de l’indépendance municipale car Saint-Riquier a obtenu en 1126 une des premières chartes communales
de France. Le premier beffroi étant trop près de l’abbaye, les puissants abbés exigèrent en 1283 qu’un nouveau beffroi soit
construit à l’endroit actuel.

Édifié au XIIIe siècle, il fut presque totalement détruit en 1475, sur ordre de Louis XI revanchard pour le soutien de la ville
aux Bourguignons, puis reconstruit et terminé en 1528. Imposante tour carrée de pierres blanches haute de 18 mètres, large
de 9,4 mètres et posée sur un soubassement de grès, le beffroi est flanqué de 4 tourelles d’angle à clocheton pour le guet.

Il doit son aménagement actuel à de grands travaux de réhabilitation en 1788 et 1789 où l’on perce sa grande entrée nord.
Il devient alors Hôtel de Ville et abrite jusqu’en 2005 les réunions et les mariages. Depuis juillet 2005, il est classé au
Patrimoine mondial de l’Unesco avec 22 autres beffrois du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie.

- Maison Napoléon :

Cette maison, près de la place (au 3, rue du Général de Gaulle), se signale par une curiosité architecturale. Son pignon,
épousant la forme du bicorne de l’Empereur Napoléon 1er.

- Monument aux morts :

Ce monument représente une pyramide d’où tombent des guirlandes avec, trônant au sommet, un coq de bronze en train de
chanter. Il a été érigé grâce à l’argent d’une souscription publique. Il est l’œuvre d’Emmanuel Fontaine, sculpteur abbevillois
(1856-1935) et a été inauguré le dimanche 10 octobre 1920.Trente sept noms de Centulois morts à la Grande Guerre.

- Prison de Jeanne d’Arc :

Dans un angle de la ferme de Drugy, reconstruite sur les fondations de l’ancien château fortifié et résidence d’été des abbés
de Saint-Riquier, on montre encore une ancienne salle voûtée qui correspondrait à l’emplacement du cachot occupé par
Jeanne d’Arc, une nuit de novembre 1430, alors qu’elle était conduite pour son procès et son supplice à Rouen.

Le passage de Jeanne d’Arc à Drugy-lès-Saint-Riquier est relaté dans la chronique latine de Jean de la Chapelle.

- Tours et fortifications :

Saint-Riquier possédait deux enceintes fortifiées. L’enceinte interne avait 4 portes et une portelette.
L’enceinte externe avait au moins sept portes ou portelettes. Des remparts médiévaux de la ville, il ne reste que quelques
débris de murailles et quelques tours en mauvais état.

- Cimetière du Commonwealth :

Bien desservi par la route et le rail, doté d’un vaste camp d’entraînement et d’un hôpital militaire
(installé dans les bâtiments de l’Abbaye), Saint-Riquier assurait un rôle essentiel dans la préparation et les soins des troupes
alliées à l’arrière du Front dès 1915. Le petit cimetière communal, trop exigu et inapproprié, ce lieu de sépultures fut
improvisé à la hâte au début de la Première Guerre mondiale. Y reposent 104 combattants britanniques et des colonies anglaises
des deux dernières guerres. On y trouve également la tombe familiale du Sergent Petit (de la “Maison Napoléon”).

Artistes
-

Simon Pfaff de Pfaffenhoffen,
baron autrichien, né à Vienne en 1715, exilé en France après un duel mortel à la Cour de Vienne, s’établit à Saint-Riquier en
1750. Sculpteur recherché jusqu’à la Cour de France, maître de l’art du baroque, il a également décoré l’église et la sacristie de
l’Abbaye de Valloires (Somme). Il a habité une maison toujours visible près du beffroi à Saint-Riquier. .

- L’abbé Crampon
enseigna l’exégèse biblique au petit séminaire de la ville.

- François-Auguste Cheussey,
architecte départemental, dirigea les travaux à l’abbaye de Saint-Riquier (1819-1822).


Documentation repris sur le site les villages en baie de Somme


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