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 M. Jean MASSE Né le 03/06/1868 à CORBIE (SOMME - FRANCE) Décédé le 20/02/1934 à AMIENS (SOMME - FRANCE)

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Solidarich'ti_jean-louis
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MessageSujet: M. Jean MASSE Né le 03/06/1868 à CORBIE (SOMME - FRANCE) Décédé le 20/02/1934 à AMIENS (SOMME - FRANCE)   Jeu 3 Juin - 18:50

Voici ce que vous trouverez sur le personnage sur le site
http://www.assembleenationale.fr/

INFORMATIONS GÉNÉRALES

M. Jean MASSE
Né le 03/06/1868 à CORBIE (SOMME - FRANCE)
Décédé le 20/02/1934 à AMIENS (SOMME - FRANCE)
MANDATS À L'ASSEMBLÉE NATIONALE OU À LA CHAMBRE DES DÉPUTÉS
29/04/1928 - 31/05/1932 : Somme - Républicains de gauche






BIOGRAPHIE

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (J.Joly)

Né le 3 juin 1868 à Corbie (Somme), mort le 20 février 1934 à Amiens (Somme).
Député de la Somme de 1928 à 1932.

Jean Masse est appelé de bonne heure à seconder son père à la direction de sa filature de laines peignées.
Il lui succède en 1913 et fait travailler l'usine, en dépit de la proximité du front, jusqu'à l'évacuation de 1918.

La filature, détruite au cours des combats, est rebâtie et reprend son activité dès le mois de mai 1921.

Officier de l'Instruction publique, Jean Masse donne, pendant deux ans, des cours du soir à l'école primaire supérieure.
Il est président de toutes les œuvres post-scolaires de Corbie et aménage un stade qui porte son nom.

Juge de paix à Corbie et à Chaulnes, il est élu conseiller municipal en 1912.
Réélu et nommé maire de Corbie en 1919, il sera confirmé en 1925 dans cette charge.

Elu conseiller d'arrondissement en 1919, réélu en 1922, il devient en 1925 conseiller général du département.
Il assumera ainsi jusqu'à sa mort sa double fonction de maire et de conseiller général.

Cet homme de bien participait à toutes les activités de la cité :
membre de la société des agriculteurs de la Somme,
il était président de la délégation cantonale de Corbie
vice-président du comité républicain du commerce, de l'industrie et de l'agriculture de la Somme.


Aux élections générales de 1928, Jean Masse se présente dans la 2e circonscription d'Amiens comme républicain de gauche indépendant, candidat d'union nationale et partisan de Poincaré.

Au premier tour de scrutin, avec 6.910 voix pour 19.229 votants, il devance le député sortant, Jourdain, radical, et le candidat communiste Prot.
Il conserve cette avance au second tour, obtenant 8.443 suffrages contre 7.462 à Jourdain et 2.851 à Prot.

A la Chambre, inscrit au groupe des républicains de gauche, il fait partie de différentes commissions : douanes, régions libérées, suffrage universel.
Malheureusement son état de santé ne lui permet pas de donner toute sa mesure et le contraint à solliciter de nombreux congés.

Les élections de 1932 s'annonçaient pour lui difficiles.
De fait, avec 6.771 suffrages, il n'obtenait au premier tour que 40 voix de plus que son principal concurrent, le candidat radical-socialiste Lallemand.

Le report des voix de la S.F.I.O et d'une partie des voix communistes assurait le succès de ce dernier qui triomphait au second tour avec 10.731 suffrages contre 7.229 à son adversaire.

Jean Masse ne devait pas survivre longtemps à cet échec ; il mourut à Amiens le 20 février 1934 à l'âge de 66 ans.
et un extrait de Chés contes ed tchiot Batisse prose
ici
http://www.archive.org/stream/glossairetymolo00corbgoog/glossairetymolo00corbgoog_djvu.txt


Il s'agit bien entendu d'un ouvrage passé sous les lampes OCR et de nombreuses fautes existent ...

GLOSSAIRE
ÉTÎMOLOGIQUE ET COMPARATIF
DU PATOIS PICARD ANCŒN ET HÛDESNE.

ÉTYMOLOGIQUE ET COMPARATIF
PATOIS PICARD,
ANCIEN ET MODERNE ,

PRÉGÉoé DE
RECHERCHES PHILOLOGIQUES ET LITTÉRAIRES
sur ce dialecte,
Par l'abbê Jules GORBLET,
Membre de pluiean SMiétéi lavantet. (???)

( Ouvrage oouroané par la Société des Antiquaires de Picardie ,
dans la scéance publique du 19 août 1849.)



DUMOULIN, Quai des Augustins, 13.
PARIS: { y. DIDRON, Rue Hautefeuille , 18.
TECHENER , Place du Louvre ,
1851.


PRÉFACE.



Charles Nodier a fait remarquer avec beaucoup de justesse que l'étude des patois était une introduction
nécessaire à la connaissance des radicaux de la langue française, et qu'elle était appelée à rendre d'importants services ,
non seulement à la philologie et à la littérature, mais encore à l'histoire à la géographie à l'archéologie,
à l'ethnographie et à la numismatique.

Aussi cette étude a-t-elle conquis un rang important dans les sciences philologiques , depuis la publication
des travaux de Charles Nodier, Raynouard , Roquefort,Orell, Fallot, Hécart, Oberlin et de MM. Jakob Grimm,
Fauriel, F. Michel, ChampoUion-Figeac , Rochegude, Duméril , de la Doucette , Honnorat , Pierquin de Gembloux, etc.


La Société des Antiquaires de Picardie , pour s'associer à ce mouvement littéraire , formula ainsi un
article de ses statuts : « La Société discutera les éléments de L'ancien idiome picard, recherchera quels sont
les caractères propres à ce patois, son affinité avec les autres langues ; elle citera les plus anciens monuments
de ce vieux langage et joindra à ces citations des glossaires raisonnes. »

Fidèle au programme qu'elle s'était tracé, la Société a mis au concours, pour l'année 1849, la question suivante :
a Rechercher les éléments de l' ancien idiome picard , les caractères propres à cet idiome et ses afinités avec les autres
langues.

L'auteur fera connaître les plus anciens monuments de ce vieux langage. »
C'est pour répondre à cette question que nous avons composé cet ouvrage ,qui a été couronné dans la séance publique du 19 août
1849.

La première partie contient des recherches historiques et littéraires sur les origines de l'idiome picard ,
sur ses caractères généraux , ses monuments littéraires, ses formes grammaticales, sa prononciation, son orthographe, ses proverbes,
ses dictons , ses rébus, ses armes parlantes et ses sobriquets , ainsi que sur les noms de lieux , de mesures , de baptême , de famille
et de corporations.

La Seconde partie offre un glossaire étymologique et comparatif du dialecte picard ancien et moderne, qui contient plus de six mille mots.


Nous avons sollicité des renseignements philologiques sur tous les points importants de la Picardie, et grâce à la bienveillante complaisance de plusieurs de nos collègues, nous avons pu rendre notre œuvre moins imparfaite.
M/ F. Louandre, bibliothécaire d'Abbeville, a bien voulu nous communiquer les mots patois du Ponthieu qu'il avait recueillis , dans l'intention de publier un ouvrage analogue au nôtre, mais qui, sans nul doute, lui aurait été bien supérieur, parce qu'il aurait nécessairement porté le cachet d'élégante érudition qui distingue les œuvres de notre savant collègue.

De précieux renseignements nous ont été aussi communiqués par M. de la Fons de Méllicocq, sur l'arrondissement de Béthunes ; *par MM. l'abbé Bourlon et de Marsy, sur l'arrondissement de Doullens;
et par M. Léon Paulet, sur le canton de Ham. La tâche que nous nous étions imposée , de comparer le vocabulaire picard avec celui des autres patois du Nord et du Midi de la France ,
nous a été facilitée par les rapprochements que nous ont fournis MM. Azaïs, président de la société archéologique de Béziers ;
Jarry Paillet , ancien secrétaire "général de la préfecture des Ardennes ; Valy, recteur de Saint-Caradec-Trégonel ,
et surtout M. Dartois , chanoine de Besançon , un des plus savants philologues de France, qui prépare, en ce moment , un glossaire complet des dialectes francs comtois.

Nous devons encore témoigner, à divers titres, notre reconnaissance à MM. Boulogne, de Noyon ; Danjou, de Beau vais ; Charles Dufour ; J. Garnier ; Labourt, de Doullens ; Cl. Paillart, d'Abbeville ; Ed. Paris ; Peigné-Ddacourt 5 d'Ourscamps ; Tabbé Poquet, de Soissons ; le docteur RigoUot ; le docteur Ravin et Vignier, d'Abbeville.


Depuis la lecture du Rapport sur le concours de i 849 , nous avons fait subir à notre manuscrit quelques importantes modifipations.
Nous avons considérablement abrégé les chapitres qui concernaient les sobriquets historiques et populaires, les noms de baptême , de famille et de corporations.

Nous avons presque entièrement supprimé un très long chapitre sur les noms de lieux, en reconnaissant, avec M. Breuil, que pour que de semblables investigations soient couronnées de succès, il faut non seulement posséder la connaissance approfondie des divers idiomes qui ont concouru à former la langue d'un pays, mais encore être initié à l'histoire particulière des localités , et que mille cause ifférentes ayant pu altérer, défigurer même complètement les noms de lieux, l'érudition la plus solide réussi rarement à en trouver le véritable sens (i).

M/ A. Breuil, dans son rapport d'ailleurs si indulgent , nous avait reproché d'avoir trop diminué l'influence de l'idiome des Franks sur la langue rustique (4} Rapport sur le concours de 1849, lu à la séance publique du 19 août 1849 (dans le Tome xi des mémoires de la Société des Antiquaires de Picardie.) du Nord. a bien voulu suppléer lui-même à ce que notre Gloisaire avait de défectueux sous ce rapport, en nous indiquant un certain nombre d'étyinologies purement germaniques.

Malgré ces corrections et les nombreuses additions dont nous avons enrichi notre Dictionnaire picard, nous ne nous dissimulons point qu'il doit être encore bien imiparfait. Nous n'avons point la présomption de croire que nous avons pu, dans le court espace de trois ans , faire une moisson complète dans ces terrains inexplorés de la philologie. Aussi , nous accueiUerons avec reconnaissance l'indication des lacunes et des inexactitudes qu'on voudra bien nous signaler : en utilisant plus tard ces nouveaux documents, nous pourrons espérer de rendre moins imparfaite l'œuvre que nous venons d'ébaucher.

Paris, le 1er Janvier 1831.
CHAPITRE PREMIER.



OiVIGINË (???) DE l'idiome PICARD.



Quand Jules César vint envahir nos contrées, les Gaulois étaient partagés en trois peuples bien distincts : les
Aquitains , les Belges et les Celtes. Leurs dialectes ne différaient pas essentiellement ; le Belge comprenait
(1) Eâdem non usquequâque linguâ utuntur omnes, scd pierisque paululùm variatA. {Strabouy I. iv).

l'Aquitain et ce dernier entendait le langage du Celte . Nos ancêtres parlaient un dialecte de la langue kimrique,
qu'on a désigné sous le nom d'Armoricain et qui s'est conservé jusqu'à nos jours, sans trop d'altération, dans la Basse-Bretagne.

Jules César comprit bien que , pour assurer sa domination dans les Gaules , il devait imposer aux vaincus la langue des vainqueurs.
Il s'empressa de créer des écoles dans ces grandes cités ; il déclara le latin la seule langue oficielle il destituait tout fonctionnaire de l'emploi qu'il occupait si , dans l'espace de six mois, il ne s'était pas mis en état d'entendre et de parler la langue des Romains.

Le projet de César fut puissamment favorisé par l'absence d'une langue écrite, chez les Gaulois.

En effet, leur mémoire seule était dépositaire de leurs annales, de leurs lois et de leurs formules religieuses et quand par hasard les Druides écrivaient , ils recouraient aux caractères des Grecs .
L*élite,de la nation , à cause de ses fréquents rapports avec les officiers et les magistrats romains, parvint bientôt à parler leur langue.

Mais le peuple, surtout celui des bourgades, prouva à César qu'on ne décrète pas aussi facilement l'adoption d'une langue qu'on improvise une victoire.
Il introduisit dans le Latin les constructions de la langue maternelle ; il confondit arbitrairement tous les cas; il altéra les mots par
des contractions bizarres ; des terminaisons latines s'allièrent à des radicaux celtiques , des désinences celti-Sulpice Sévère.
que simposërent à des radicaux latins , et remploi des auxiliaires vint bouleverser l'harmonie des lois grammaticales.

Le nord de la Gaule , n'ayant été conquis que 200 ans environ après la Gaule narbonnaise , dut par là même être moins impressionné par le langage officiel des vainqueurs.

La rigueur du climat , l' absence de grandes cités dans la Belgique y ayant attiré peu de Romains , notre pays resta en contact immédiat avec les peuples de la Germanie et ceux de la Grande-Bretagne qui parlaient à peu près la même langue . Ce langage vulgaire , moins
modifié par le latin que dans le midi des Gaules , prit le nom de rusticus , qu'on voit figurer dans la vie de saint Faron, dans celle de St.-Ouen et dans le 17.* canon do concile tenu à Tours en 813.

L'intelligence de la pure latinité devint de plus en plus rare, et dès Tan 552, Grégoire de Tours se plaignait de ce que peu d'auditeurs
pouvaient comprendre un orateur qui s'exprimait en latin , tandis que tous entendaient la langue rustique. C'est de cet idiome populaire que devait naître plus tard le Roman-wallon et le Picard, sources de la langue française.

La lente influence du temps modifia bien plus cette langue, que saint Eloi nomme ruralis (1." homélie), que ne le fit l'adjonction des éléments gpec et ludesque : il faut néanmoins en tenir compte , dans une certaine mesure ; oïl voit que les Francs , au v.« siècle, importèrent chez nous leur langue nommée francisque , teutonique , tioise ou plus communément tudesque. Elle prévalut à la cour, sous la première race de nos Rois : mais Charlemagne essaya en vain d'en maintenir la prédominance. Les Gaulois restaient fidèles à la langue rustique : aussi le concile de Tours tenu en 813 ordonnait-il aux évêques de traduire les homélies des pères en théotisque pour les Francs et en rustique pour les Gaulois.

Le serment de Strasbourg prononcé par Gharles-le-Chauve en langue romane , nous prouve qu*en 842 le tuàesque n'était plus guère connu du peuple. Il est vrai que saint Àriulfe, moine de Saint-Riquier, nous apprend qu'au XII,* siècle on chantait dans toute la Flandre des vers teutoniques composés au sujet de la victoire remportée sur les Normands en 881. Mais il est bien probable que peu de Gaulois les comprenaient et que les autres n'y attachaient aucun sens semblables aux enfants de nos jours qui » dans certains Jeux , répètent d'anciens mots conservés traditionnellement d'âge en âge et dont ils ignorent entièrement la signification.

vous trouverez le texte OCR de l'ouvrage ici pour la suite
http://www.archive.org/stream/glossairetymolo00corbgoog/glossairetymolo00corbgoog_djvu.txt


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M. Jean MASSE Né le 03/06/1868 à CORBIE (SOMME - FRANCE) Décédé le 20/02/1934 à AMIENS (SOMME - FRANCE)

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